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" Tant que les LiOns n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur..."

08 juin 2007

L'ivresse m'a pris....

http://boomp3.com/m/19e9d07751eb
Cheb Khaled - Detni sekra  ~ "l'ivresse m'avait pris"

Presque 3h00 du mat, du fond de ma profonde fatigue, ma main se dirige vers le lecteur CD. Mettre le track 12. Et me rendormir. Essayer...

Rester dans cet entre deux. Entre rêve et réalité. Entre bonheur de n'être rien. Entre malheur d'être quelque chose. Et puis. La retenir dans ma réalité. Ne pas lui lâcher la main. Pas maintenant... Pourquoi la première pensée que j'ai est pour elle ? .....

Peut-être parce que je discutais avec elle hier. Des pensées. Une caresse. Un souffle sur son cou. Puis le vent... Pas grand chose en somme. Me redresser. Coller mon dos sur le mur froid. Ecouter, la tête entre mes mains, cette musique qui transforme mon coeur en enclume. Qui me fait penser. Qui me rend ivre d'une profondeur incomprise...

Mes yeux sont fatigués. Mes yeux sont collés. Il suffirait de quelques larmes. Quelques une. Mais je briserais le charme de cet entre deux où ma vie est encore là, me montrant des images que je comprend encore... Je briserais mon ivresse déjà brisée.

Car l'ivresse m'avait pris. J'ai dansé sur des plafonds d'étoiles qui tournaient, tournaient autour de ma propre folie, vite, très vite. J'ai ri, j'ai crié jusqu'à rire des phrases. Jusqu'à vomir mes doutes. J'ai marché, ivre de toute nuit, dans les coins les plus sombres de sa vie. Je suis monté sur des tables et j'ai sourit à ma propre espérence... J'ai écris, ivre de ma naîveté, les plus belles page de ma vie. Ivre de ne plus l'être. Ivre de mes erreurs, de mes doutes, de mon idéal. Et tomber face contre terre, ivre de ses peurs. Ivre, vivre libre. Trouver à taton les clés de son bonheur. Avoir la vue troublé par des larmes dont on sent le sel jusqu'au fin fond de sa solitude. Rire jusqu'à éclater. Rire jusqu'à oublier. Rire jusqu'à lâcher prise... Voir des couleurs que seul l'ivresse peut vous montrer. Frôler ses doigts et sentir ses sens vibrer comme autant de cordes. Vibrer, délivrer sa folie pour qu'elle emplisse l'espace, tout l'espace. Celui qui reste et celui qui ne reste plus. Ivresse d'un détenu épris de sa prison. Ivresse d'un homme qui écrit au bord de sa raison. les barreaux qu'on se met ont-t-elles des failles? Un geste, un seul et ils disparaitraient...

Se réveiller juste un peu plus tard. Le réveil d'un homme ivre d'avoir trop cru. Beaucoup trop cru...
Il est 3h30. L'appel à la prière du Fajr du Vendredi.
C'est à ce moment là que j'ai pu pleurer.

Posté par kaizersoze14 à 05:09 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Bravo !

Tu l'avais promis, tu l'as fait. Bravo ! Cet état indécis, cet entre deux est un beau moment, un moment de délectation que l'on voudrait goûter le plus longtemps possible alors que l'on sait qu'il est éphémère et que l'on ne le revit pas deux fois. Cet état est à l'image des ces yeux collés qu'il suffirait d'une larme pour les rouvrir mais que l'on garde en l'état le plus longtemps possible comme pour ne pas accéder trop rapidement et brutalement à la réalité. Encore Bravo ! Je t'ai lu avec beaucoup de plaisir.

Posté par St-Ralph, 08 juin 2007 à 11:54

Skeyri

Trop cru....rime bien avec trop bu ;)

Posté par Miryam, 08 juin 2007 à 12:09

J'ai très peu de temps ce qui fait que je passe pas souvent sur les blogs mais je suis heureuse d'être passé là ce soir car ces paroles sont vraiments très belles ...
Merci de ta visite et à bientôt

Posté par neurhone, 08 juin 2007 à 17:49

moi aussi j'ai lu ce texte avec beaucoup de plaisir..entre le rêve et la réalité, tant de créations peuvent germer...@ bientôt

Posté par Maryse, 08 juin 2007 à 20:31

En lisant ce billet, je sentais, la fatigue monter, monter et je retrouvais malgré moi dans cet état second. Celui des nuits blanches où la moindre idée aboutit sur des sentiments exacerbés à l'extrème.
Transe solitaire, capable de transformer l'obscurité en un théatre survolté. La seule obcurité capable d'éclairer des vérités ignorées... d'une lumière trop violente et trop crue. Ivresse tenace. Seules les larmes nous en délivre, nous expulsant vers la rue de tous les jours. Epuisés, ébétés, étrangers à nous-mêmes. Fabuleuse aventure intérieure, malgré tout!!!
Bon week-end!
Gum

Posté par Gum, 09 juin 2007 à 12:18

St-Ralph >>
Chose promise chose due ;)
oui un vrai moment de délectation ....visuelle.
@ trés bientôt l'ami.

Miryam >>
Croire, boire,.....en commun des deux gestes on ingère des paroles, des liquides au creux de notre moi.
@+

neurhone >>
T'es toujours la bienvenue.
des paroles d'un ivrogne qui se rapelle de ses moments d'ivresse ;)
merci à toi et @ plus tard.

Maryse >>
L'osmose entre rêve et réalité...
merci et @ bientôt

Gum >>

Parfois quand la nuit me refuse, il m'arrive de regarder l’obscurité, d’apprécier ces moments avec moi-même pour avancer, reculer, chuter ou monter.
Mon corps, ses gènes, ma nature physique et psychologique, modelée par mes joies, mes peines, mes amours, mes déceptions, mes regrets et mes espoirs, m’imposent parfois leur fonctionnement.
@ trés bientôt.

Posté par kaizersoze14, 09 juin 2007 à 14:55

je t'embrasse et j'espère que tu vas bien...
@ bientôt,

Michel

Posté par michel giliberti, 23 juin 2007 à 21:23

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