06 décembre 2006
AFRIQUE CENTRALE : ON RASE PAS CHER . . .
L'OPINION PUBLIQUE EUROPÉENNE FAIT UNE FIXATION SUR LA GRANDE FORÊT AMAZONIENNE, MAIS L'EUROPE N'EST PAS BLANCHE COMME NEIGE... EN AFRIQUE NOIRE...Ce ne sont pas moins de 6 pays (le Cameroun, la République Centrafricaine, le Congo [Brazzaville], la République Démocratique du Congo [ancien Zaïre], la Guinée Équatoriale, le Gabon) qui ont livré leurs forêts aux termites de l'exploitation industrielle du bois. Parmi ces pays qui sont tous fortement endettés auprès de créanciers bilatéraux ou multilatéraux, quelques-uns consacrent même plus d'argent chaque année au remboursement de la dette qu'à des services élémentaires (santé, éducation…)
Cette exploitation, qui ne profite qu'aux riches et dont une bonne partie est parfaitement illégale, a été fortement encouragée par des politiques d'ajustements structurels et de libéralisation imposées par les créanciers de l'Union européenne. Si l'U.E. est le premier importateur de bois africain, la France peut se targuer d'être le premier importateur de bois au sein de l'U.E. (Avec une prédilection pour le Cameroun, pays dans lequel de grandes Sociétés françaises dominent la filière bois) Les Verts - qui virent au vert-de-gris depuis qu'ils jouent dans la cours des grands - ignorent-ils encore que la France sacrifie pêle-mêle primates, pygmées et biodiversité pour que l'État, les banques et quelques industriels s'en mettent pleins les poches ? Mais que font-ils, ces ardents défenseurs de l'environnement ? Heureusement, le milieu associatif, généralement moins frelatées, a des ressources. A l'image des Amis de la terre et de Robin des bois qui tentent de mobiliser l'opinion publique avec l'objectif avoué de faire cesser l'exploitation abusive des forêts tropicales d'Afrique centrale (et notamment du Cameroun.)
En juillet 2001, un membre du staff d'Anhuman était à Gènes. En effet, l'abolition de la dette figurait dans les enjeux du " Genoa Social Forum ". Et s'il y a bien une contribution centrale au développement durable dans ces pays, ce sera de loin l'annulation de la dette. Chose étrange, la plus grande partie de la dette africaine a été contractée envers les pays du G7, à travers la banque mondiale et le F.M.I.…
- En savoir plus : la liste noire des Compagnies de l'U.E. impliquées dans l'industrie forestière en Afrique Centrale.
Les Groupes europeéns listés ci-dessous contrôlent tous de larges espaces forestiers en Afrique Centrale. Ils n'oeuvrent pas exclusivement dans l'industrie forestière, mais ils sont tous engagés activement dans la transformation du bois exotique.
Source : Forest Monitor
Et voici une nouvelle en provenance du site "Univers Nature" qui vient opportunément contrebalancer le caratère dramatique de cet article......A lire de toute urgence.
08 décembre 2006
Le Vrai Sarkozy sur la vidéo...C'est important d'aller voter en 2007 !!!
Le Vrai Sarkozy
Vidéo envoyée par reso69
C’est donc ça la FRANCE...depuis l'arrivée de SARKOZY
regardez la vidéo jusqu'au bout, c’est tout simplement EFFRAYANT!!!!!!!!!!!!
→ C’est CHOQUANT
→ C’est ECOEURANT
→ C’est du RACISME
Ne soyez pas / plus dupe!
Et ouvrez les yeux, c’est ça PARIS en 2006!!!!!!! Ca fait peur!!!!!!!!!!!!
SorryEveryBody


Le réveil est rude, le traumatisme évident : en témoigne cette impressionnante galerie de photos envoyées via Internet au reste du monde.
Tandis que Bush savoure sa victoire, plusieurs centaines de citoyens américains, de tout milieux et de tout âges, se fendent donc d’un photo-message. Parmi ces propositions, sympathiques, immigrer au Canada, par exemple, ou voter Clooney en 2008... Courage à eux.
SorryEveryBody
Vidéo envoyée par kaizersoze14
Découvrez la chanson et le clip sur les images de SorryEveryBody où les américains s’excusent d’avoir réélu Bush en 2004 !
Trucages & Caricatures
Busherie
Bush à la nausée.
Sa guerre en Irak s'enlise, les immigrés hispanos sont dans la rue, l'Iran lui pose de gros soucis avec son nucléaire.
Le pauvre homme. C'est dur d'être Président.
L'oeil du cyclope
La politique va mal en France.
Un sondage révèle que 34% des français disent que l'extrême-droite est proche de leurs préoccupations.
Y a comme un problème là : soit les partis traditionnels sont incapables de répondrent aux attentes des gens, soit 34% des français sont racistes et extrémistes.
Peut être un mélange des 2 aussi.
A suivre en avril 2007
CPE : pathétique
Il aura fallu 3 mois de lutte, dans la rue pour arriver à la suppression du CPE.
Tout cela pour ça ! Quand la démocratie et les institutions montrent leurs limites.
Réchauffement climatique
Nouvelle période de tempêtes en Asie du sud est.
Les habitants de la région de Saigon sont sous les eaux, les torrents de boues et les glissements de terrain.
Le réchauffement climatique, une arme qui tue.
Le petit monde ridicule de la F1
La saison de F1, c'est pour bientôt !!
Bernie Ecclestone, le patron pourri qui fait chanter les Etats est toujours à la tête de cette compétition qui pollue, fume des cigarettes qui filent le cancer et s'en fout royalement du reste.
Un jeu de gladiateurs des temps modernes.
Quel intérêt ce sport manipulé !!!!...
CPE : la vraie raison
Télé magouille, on s'en met plein les fouilles
Le vrai visage de Schwarzie ?
Y a pas à dire, il est furieux le gouverneur.
Pourtant, il devrait rouiller avec le temps....
Terminator 4
On aimait bien Arnold Schwarzenegger. L'autrichien qui vit son rêve américain, jouait des chefs-d'oeuvres comme Conan le Barbare, Conan le destructeur, Terminator et autres Predators
En ce moment, en tant que gouverneur de Californie, il se croit encore dans un film. Mais là, y a quand même 500.000 personnes dans la rue, qui contestent la nouvelle politique d'immigration et le projet de construire une clotûre avec le Mexique.
Du calme Arnold, fait pas ton cinéma.
Le bon vieux temps
Avant, ils se marraient bien les chefs d'Etats européens.
Maintenant, ils se tirent dans les pattes. Depuis le référundum pour la Constitution qui fut un échec, rien ne va plus.
Avec Schroeder, on s'amusait, c'est pas comme Merkel.... A suivre
Dernière nouvelle : George W. Bush est inculte.
La preuve en image.
Le pauvre Président des USA qui fait la guerre du pétrole à tous les pays qui en ont mais pour plus très longtemps, et bien ce fameux monsieur ne savait pas que L'Acropole était un monument athénien.
Pas besoin d'avoir fait d'études pour faire la guerre....
Le droit de polluer = le droit de s'autodétruire
Petit rappel de bon sens : face à l'émission de gaz à effet de serre, de monoxyde de carbone, le réchauffement climatique est en marche et devrait changer la vie de l'humanité bien plus vite qu'on ne le croit : montée des océans, disparitions de certaines îles, changement des courants marins, du gulf stream et donc du climat (de plus en plus d'ouragans,...)
Le Bill Gates de l’Afrique
Dr. Philipp Emeagwalli, un GENIE NOIR contemporain ADULÉ ET RESPECTÉ PAR LES PLUS GRANDS ESPRITS DE L’UNIVERS SCIENTIFIQUE. UN PHÉNOMÈNE CONNU DE TOUS LES MILIEUX TECHNOLOGIQUES.
Surnommé ’le Bill Gates de l’Afrique’, il a été salué par le Goldon Guardian comme la nouvelle étoile de l’âge de l’information. Pourtant les médias le laissent dans un quasi-anonymat.
Philipp Emeagwalli est originaire du Nigéria. Il est né en 1954 à Akura, de parents Igbo. Il a 3 maîtrises et un doctorat en : Science de l’informatique, génie maritime, génie civil et environnemental et mathématiques appliquées. Il est reconnu comme un témoin vivant du génie africain dans le domaine de l’informatique mais c’est aussi un inventeur multidisciplinaires.
Quelles sont ses réalisations ?
Il a inventé plusieurs logiciels ayant permis de résoudre des problèmes longtemps qualifiés insolubles. Il a à son actif 6 droits d’invention en Science informatique. Il a signé plusieurs contrats avec les institutions les plus élevées des USA, y compris deux années passées comme consultant à l’armée américaine.
Philipp Emeagwalli a reçu en 1989 le prix Gordon Bell, la plus grande décoration décernée en science de l’informatique pour avoir inventé l’ordinateur le plus rapide au monde dans le domaine des calculs.
La machine qu’il a programmé bat un record de 3.1 milliards de calculs par seconde en utilisant seulement 65.536 processeurs. Cette architecture informatique est une première mondiale. Il est 3 fois plus rapide que les super-ordinateurs du moment à un cinquième du coût seulement. Cette invention a permis aux compagnies pétrolières américaines de résoudre un problème crucial : les fuites souterraines de pétrole dans les réservoirs, soit une économie de 400 millions de dollars par puit de pétrole. Toutes les compagnies pétrolières utilisent les super-computers du génie noir Phillipp Emeagwalli.
Actuellement Emeagwalli se propose de percer le problème du réchauffement de la planète. Il travaille sur le développement d’un super-ordinateur capable de simuler les courants climatologiques sur une période d’un siècle en vue d’enquêter sur les causes du réchauffement de la terre. Un exploit qu’aucun homme de science n’a jamais réalisé avant lui.
En 1996 Philipp Emeagwalli a présenté un document de 816 pages décrivant un nouvel ordinateur à l’office des patentes et du commerce des USA (équivalent de l’INPI). La conception de ce nouvel ordinater est basée sur ce que Emeagwalli appelle : "La théorie du modèle de la ruche". Pour ce, Philip Emeagwalli a fait appel à la géométrie pour découvrir comment les abeilles utilisent la méthode la plus efficace possible dans la construction de leurs ruches.
Philipp Emeagwalli travaille 7 jours sur 7 à raison de 16 heures par jour. Ses rares promenades, il les fait aux environs de son lieu de travail. Il est du reste, très surveillé par des agents de sécurité.
Philipp Emeagwalli a une femme qui s’appelle Dale Brown, Docteur en Biologie Moléculaire. Elle est originaire de Baltimore. Elle a fait de nombreuses contributions dans le domaine de la microbiologie et de la biologie.
Ils ont un enfant de 12 ans. Tous les parents de Philipp Emeagwalli sont rentrés aux USA pour vivre avec lui. Philipp Emeagwalli a fait dernièrement une déclaration fracassante : "Ma plus grande réalisation c’est d’aider à détruire le stéréotype selon lequel seuls les Blancs contribuent au développement de pointe en science et en technologie".
Nous applaudissons avec frénésie ce génie de l’informatique qui travaille dans l’ombre pour faire avancer une science qui a bouleversé l’administration des affaires et la gestion des projets. Nos voeux de fructueuses besognes à ce météore de l’âge de l’information.
Que ce génie contemporain serve d’exemple à nos jeunes compatriotes.

09 décembre 2006
Le Cauchemar de Darwin
"Le Cauchemar de Darwin" est un documentaire franco-austro-belge de Hubert Sauper. Il a reçu de nombreux prix : Grand Prix du Meilleur film au Festival de Copenhague, Prix du Meilleur documentaire au Festival de Montréal, Prix Europa Cinémas à la Mostra de Venise et Grand Prix Documentaire au Festival du film de l'environnement de Paris.
Il a pour décor les alentours du lac Victoria en Tanzanie. Si vous connaissez la théorie de l'évolution de Darwin, vous savez qu'on peut plus ou moins la qualifier de "Loi du plus fort". C'est ce que ce documentaire nous montre en présentant l'histoire d'un poisson, la perche du Nil, qui a été introduite "par mégarde" dans le lac Victoria il y a quelques dizaines d'années. Avant les années 60, ce lac regorgeait de diverses espèces faisant de ce lac un lieu d'une richesse incroyable. Mais la perche du Nil, terrible prédateur, a totalement dévoré les autres espèces et actuellement elle est une des seules espèces de poisson vivant encore dans ce lac (sinon la seule).
Mais cette histoire n'est qu'un prétexte pour montrer les ravages de la mondialisation. Suite à cette abondance de perche du Nil, un commerce énorme a pris place et ce sont des tonnes de filets de ce poisson qui partent chaque jour en avions cargos pour l'Occident (principalement l'Europe). En arrière plan de ce commerce, les tanzaniens meurent de la famine. Pour survivre ils se prostituent entraînant ainsi une progression exponentielle du SIDA. Et ces avions-cargos qui partent plein de nourriture pour l'Occident, qu'amènent-ils en Afrique ? Je vous laisse le découvrir.
Je dirai simplement que ce film dépeind la mécanique implacable qui permet le viol d'un environnement, le viol économique, le viol social, le viol politique et le viol d'un individu.
M. Sauper nous invite à saisir les rouages d'une mécanique implacable qui répand la mort dans le berceau de l'Humanité. Hubert Sauper pose une question a ces concitoyens européens, " Sommes nous prêts à regarder en face notre perfidie et le mal que nous faisons au monde ? " La question est lourde et l'inconscient collectif européen ne pourra bientôt plus dire qu'il ne savait pas !
Le cauchemar de Darwin à voir impérativement !
Le Chauchemar De Darwin ....Vidéo

« Je pourrais faire la même démonstration en Sierra Leone, les poissons seraient des diamants, au Honduras ils seraient des bananes, et en Irak, au Nigeria ou en Angola… ils seraient du pétrole brut. »
Hubert SAUPER
10 décembre 2006
Football : les riches aiment que les pauvres aiment ça...
C’est quoi le football aujourd’hui ? Le football, bien sûr, c’est tout de même beaucoup de choses, mais c’est d’abord et surtout de l’argent.
Beaucoup d’argent, de plus en plus d’argent, tellement d’argent qu’on peut commencer à attendre l’implosion de ce sport, jadis celui des mineurs et des ouvriers mais devenu en ce 21ème siècle celui des joueurs milliardaires.
Les présidents des clubs concernés, c’est-à-dire ceux qui ont des joueurs payés à coups de millions d’euros, sont donc toujours à la recherche de rentrées financières.
Les droits télés, le sponsoring, le merchandising sont d’un apport précieux...
Cependant, cette spirale financière est en train de prendre des allures de cyclone.
Un cyclone qui risque fort d’être dévastateur.
On a vu en Angleterre, ce qu’a provoqué l’arrivée du Russe Abramovitch à Chelsea. Il approche, et a peut-être même dépassé, le chiffre de mille millions d'euros en 2 ans de gestion.
Les clubs anglais sont donc soumis à très rude concurrence.
Manchester United, club côté en bourse (ce fut le premier au monde) et qualifié de club le plus riche du monde, avant l’apparition du Russe de Chelsea, s’est « vendu » à un milliardaire américain. Cela a provoqué une crise chez ses supporters qui avaient peur de perdre leur âme, mais ils se sont calmés.
L’argent est un bon calmant.
Arsenal a accepté un énorme contrat de sponsoring venu de Dubaï et de la compagnie aérienne « Fly Emirates ».
La somme versée est si énorme qu’Arsenal a construit un nouveau stade qui s’appellera Emirates Stadium pendant 15 ans avec pub sur les maillots des joueurs et sur les panneaux publicitaires du Stade.
Arsenal a donné des envies à Liverpool.
Et ces envies vont être comblées.
La manne vient encore des Emirats Arabes Unis, plus précisément de la famille multimilliardaire Al Maktoum propriétaire du consortium financier Dubaï International et qui veut s’offrir le club au maillot rouge, quintuple champion d’Europe.
La somme proposée est de 680 millions d’euros ventilée comme suit (chiffres précisés dans l’Equipe du mardi 5 décembre 2006) : 260 millions pour la valeur estimée du club, 120 millions pour effacer les dettes et 300 millions pour la construction d’un nouveau stade.
Les accords entre le groupe émirati et Liverpool sont très près d’être conclus. Il y a quelques années la fière Albion aurait refusé de toutes ses forces que l’on touche à ses symboles.
On connaît la valeur culturelle et sociologique du football en Angleterre où les stades sont de véritables temples, mais aujourd’hui les valeurs ont bien changé.
L’argent est malheureusement, roi.

Un président de club anglais a bien résumé les choses en déclarant sur une grande chaîne sportive britannique : « Le football est en train de devenir un accessoire pour les super-riches, et ça ne me pose aucun problème, parce que le foot est un sport pour les riches et moi-même je suis prêt à vendre mon club (Reading, division 1 anglaise). Que l’acheteur soit russe, chinois ou arabe, s’il vient me voir et déverse sur la table des sacs pleins de liquide, je lui dirai, ok, c’est à toi » . Edifiant...
« Attention, il ne faut pas que l’argent fasse perdre au football son âme » crient les irréductibles.
Le football aujourd’hui n’a peut-être plus besoin d’avoir un âme. Il se vend au plus riche.

Mais ne dit-on pas que l’âme c’est la vie ?
Assiste-t-on donc au début de la fin du football ? C’est l’Angleterre qui, il y à un siècle a conçu ce football.
Et c’est en Angleterre que bizarrement le processus de l’argent dévastateur est en train de le ravager.

Comment l'islam a libéré les esclaves
Première étape de la libération : la libération Morale
L’histoire — que nul n’a pu renier, pas même les plus fanatiques auteurs européens — témoigne que le traitement des esclaves aux premiers temps de l’Islam a atteint un niveau d’humanité tel qu’il n’a jamais été atteint par ailleurs, au point que les esclaves affranchis refusaient de quitter leurs anciens maîtres — alors qu’ils en étaient parfaitement capables après s’être libérés financièrement et avoir pris l’habitude de se prendre en charge eux-mêmes — parce qu’ils les considéraient comme leur famille, auxquels ils étaient liés par des liens non moins forts que les liens du sang
1.l’escalve n’est plus une chose mais un frere et une sœur :
Dans les civilisations avant l’islam notamment Pour les Romains, les esclaves étaient des objets, non des humains, des objets qui n’avaient strictement aucun droit, mais qui croulaient sous le poids de leurs corvées.
Puis l’islam est venu ,il est venu établir que la relation entre les maîtres et les esclaves n’était pas une relation d’arrogance et d’asservissement, ni une relation d’exploitation et d’humiliation, mais une relation familiale et fraternelle :
« Vos esclaves sont vos frères. Quiconque dispose de l’un de ses frères doit le nourrir de ce dont il se nourrit lui-même et le vêtir de ce dont il se vêt lui-même. Ne leur demandez pas ce qui dépasse leur capacité. Et si vous le faîtes, alors aidez-les » rapporté par Al-Bukhârî, At-Tirmidhî et Ahmad, selon Abû Dharr — qu’Allâh l’agrée
L’islam est venu établir qu’un maître n’a aucun mérite sur son esclave, parce que l’un est maître et l’autre esclave. Le seul critère de mérite est désormais la piété : « Un Arabe n’a strictement aucun mérite sur un non-Arabe, pas plus qu’un non-Arabe n’en a sur un Arabe, ni un Noir sur un Blanc, ni un Blanc sur un Noir, si ce n’est par la piété » le Musnad de l’Imâm Ahmad
2.l’esclave n’est plus une source d’argent mais une source de devoir :
Avant l’islam les esclaves travaillaient dans les champs, enchaînés de telle sorte qu’ils ne puissent s’échapper. Ils étaient nourris, non pas parce que — comme les animaux et les végétaux — ils avaient le droit de satisfaire leur besoin de nourriture, mais parce qu’ils devaient rester en vie pour continuer à travailler.
Les esclaves étaient une source de richesse , et Afin que le maître puisse mener une vie de luxe et de faste, profitant de thermes frais ou chauds, les esclaves devaient travailler jour et nuit .
« Vos esclaves sont vos frères. Quiconque dispose de l’un de ses frères doit le nourrir de ce dont il se nourrit lui-même et le vêtir de ce dont il se vêt lui-même. Ne leur demandez pas ce qui dépasse leur capacité. Et si vous le faîtes, alors aidez-les » rapporté par Al-Bukhârî, At-Tirmidhî et Ahmad, selon Abû Dharr — qu’Allâh l’agrée.
Puis l’islam est venu disant :
3.ne l’appelez pas mon esclave mais mon fils et ma fille :
Dans un souci supplémentaire de ménager les sentiments des esclaves, le noble Messager — paix et bénédictions sur lui — ajoute : « Que nul d’entre vous ne dise : Voici mon serviteur ou voici ma servante ! Mais qu’il dise : Mon garçon et ma fille ! » Fort de cette sentence, Abû Hurayrah interpela un homme qui était sur une monture tandis que son serviteur courait à pied derrière lui : « Fais-le monter derrière toi, car il est ton frère et son âme est comme la tienne ! »
4.ne jamais maltraiter un esclave , ni le frapper :
Avant l’islam , les esclaves étaient frappés tués , torturés , sans que cela gene la communauté , quand l’islam est venu , Il est venu déclarer : « Quiconque tuera son esclave, nous le tuerons. Quiconque rasera son esclave, nous le raserons. Quiconque émasculera son esclave, nous l’émasculerons » Rapporté le Musnad de l’Imâm Ahmad, dans les Sunan des Imâms Abû Dâwûd, An-Nasâ’î, At-Tirmidhî, Ibn Mâjah et Ad-Dârimî.
Le prophète paix sur lui s'était une fois mis extrêmement en colère lorsqu'il vit un de ses Compagnons (radhia allâhou anhou) frapper son esclave. Le Compagnon (radhia allâhou anhou) , comprenant son erreur, le libéra immédiatement. Sur quoi le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) lui annonça que s'il n'avait pas affranchit cet esclave, il aurait été durement châtié par Allah pour son geste.
le seul fait de gifler un esclave alors que rien ne justifie sa correction — sachant que la correction ne doit pas enfreindre la limite de ce que le maître se permet d’administrer à ses propres enfants — constitue un motif légal pour son affranchissement.
L'une des dernières recommandations que fit le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) sur son lit de mort, avant de quitter ce monde, portait justement sur le bon traitement envers les esclaves.
Toutes Ces garanties sont complètes et atteignent un niveau auquel n’a su prétendre aucune législation sur l’esclavage, tout au long de l’histoire, aussi bien avant qu’après l’avènement de l’Islam.
1.L’abolition des sources de l’esclavage :
L’Islam a clairement et catégoriquement interdit la pratique primitive de la capture d’un homme libre, pour le réduire à l’esclavage ou pour le vendre en tant qu’esclave. Sur ce point, des propos clairs et péremptoires du Prophète — paix et bénédiction sur lui — disent : "Je serai l’adversaire de trois catégories de personnes le Jour du Jugement. Et parmi ces trois catégories, il cita celui qui asservit un homme libre, puis le vend et récolte cet argent." (rapporté par Al-Bukhârî et Ibn Mâjah). Les termes de cette tradition prophétique sont généraux : ils n’ont pas été édictés ni restreints à une nation, à une ethnie, à un pays en particulier ou aux adeptes d’une religion précise.
Avant l'islam les sources de l'esclavages étaient multiples :
- avant l'islam on pouvait prendre un homme libre et l'asservir sans raison .
- avant l'islam celui qui ne pouvait payer une dette se devait devenir esclave de celui qui lui doit sa dette .
2.Pousser à libérer les esclaves à chaque incident :
L’Islam essaya de résoudre le problème des esclaves qui étaient en Arabie en encourageant par différentes manières les propriétaires à libérer leurs esclaves. Les Musulmans furent avisés que pour l’expiation de certains de leurs péchés, ils devaient affranchir leurs esclaves.
Le Prophète — paix et bénédictions sur lui — incitait à affranchir des esclaves pour expier n’importe quelle faute qu’un homme pouvait commettre, et ce, dans l’optique de libérer le plus grand nombre possible, sachant que les péchés ne cessent jamais, et que l’être humain est par nature pécheur, comme le rappelle le Messager. Il convient ici de porter une attention toute particulière à l’une de ces expiations, en raison de sa signification dans le regard que porte l’Islam sur l’esclavage. L’Islam décrète que l’expiation de l’homicide involontaire requiert le paiement d’un prix du sang à la famille de la victime et la libération d’un esclave : « Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang » Sourate 4, verset 92. La victime tuée par erreur est une âme humaine que sa famille et que la société dans son ensemble ont injustement perdue. Pour cette raison, l’Islam établit deux types de dédommagements : le dédommagement de la famille avec le prix du sang qui doit leur être payé, et le dédommagement de la société avec la libération d’un esclave croyant. La libération d’un esclave reviendrait en quelque sorte à donner la vie à une âme humaine, qui vient remplacer celle qui a été involontairement tuée. En poussant la comparaison, on est amené à la conclusion qu’au regard de l’Islam, l’esclavage est, d’une certaine façon, une mort. Ainsi, malgré toutes les garanties dont l’Islam entoure le statut des esclaves, il profite de la moindre occasion pour redonner vie à ces esclaves en les libérant de leur servitude.
3.L’appel à libérer gratuitement les esclaves pour plaire à dieu :
Libérer un esclave de son propre chef était considéré comme un acte de grand mérite, à tel point que le Prophète déclara que les membres d’un individu qui libérerait un esclave seraient protégés du Feu de l’Enfer, et ce, en contrepartie des membres de l’esclave qu’il avait libéré.
Résultat de ces mesures : toute les anciens esclaves d’Arabie furent affranchis.
L’histoire relate qu’un nombre incommensurable d’esclaves ont été libérés à travers cet affranchissement gratuit, et que ce nombre incommensurable ne trouve pas son pareil dans l’histoire des autres nations, ni avant l’Islam, ni plusieurs siècles après, jusqu’au début de l’ère moderne. Par ailleurs, les mobiles de leur affranchissement étaient purement humains, et découlaient des consciences individuelles qui désiraient gagner l’Agrément de Dieu, rien d’autre que l’Agrément de Dieu.
Le Prophète — paix et bénédiction sur lui — libéra à lui seul quelque soixante-trois esclaves.
Le nombre d’esclaves libérés par `Â’ishah était de soixante-sept,
`Abbâs en libéra soixante-dix,
`Abd Allâh Ibn `Umar en libéra mille
`Abd Ar-Rahmân en racheta à lui seul trente mille puis les affranchit.
De même, d’autres compagnons du Prophète — paix et bénédiction sur lui — libérèrent un grand nombre d’esclaves. Les détails sont donnés dans les traditions et les livres d’histoire sur cette période.
Le résultat de cette politique fut tel que lors du temps des 4 califes (une trentaine d’années) tous les anciens esclaves de l’Arabie furent libérés.
Pour en finir : un esclave qui veut sa liberté n’a qu’à demander
C’est ce qu’on appele mukâtabah, elle consiste à accorder à l’esclave sa liberté lorsqu’il la demande de son propre chef, moyennant une somme d’argent convenue entre le maître et l’esclave. L’affranchissement est dans ce cas obligatoire : le maître ne peut ni le refuser ni le reporter, dès lors que la somme d’argent convenue lui a été versée. En cas de problème, l’État (représenté par le juge ou par le dirigeant) intervient pour exécuter de force le contrat d’affranchissement et donner la liberté à son demandeur.
La légalisation de la mukâtabah a réellement ouvert les portes de la libération des esclaves en Islam, puisqu’elle permet à l’esclave qui veut recouvrer sa liberté de s’affranchir, sans attendre que son maître le libère gratuitement à une occasion qui pourrait survenir, ou qui pourrait ne jamais survenir au fil des jours et des années.
Dès le premier instant où l’esclave demande ce contrat d’affranchissement — que le maître ne peut refuser du moment que sa libération ne présente pas de danger pour la sécurité intérieure de l’État islamique —, tout le travail qu’il effectuera désormais pour son maître sera rémunéré. Où alors, il aura la possibilité, s’il le souhaite, de travailler à l’extérieur pour réunir la somme convenue pour le rachat de sa liberté.
Cette voie fut celle empruntée par l’Europe au XIVe siècle, soit sept siècles après que l’Islam l’eut initié. Néanmoins, une différence majeure distingue l’Islam : la prise en charge par l’État des esclaves demandant une procédure d’affranchissement, et ce, en sus des efforts gigantesques consentis par l’Islam pour affranchir les esclaves gratuitement, sur la base d’un volontariat individuel visant à se rapprocher de Dieu et à Le servir avec loyauté.
Le verset qui désigne les ayant droits de l’aumône légale (zakâh) dit la chose suivante : « Les aumônes ne sont destinées que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, [...] pour l’affranchissement des esclaves » Sourate 9, verset 60.Ainsi, il est clairement établi que le Trésor Public doit employer l’aumône légale, entre autres à aider les esclaves désireux de s’affranchir de racheter leur liberté, si eux-mêmes sont incapables de le faire avec leurs propres économies.
Au-delà de la libération : l’intégration
Que fit l’occident après la libération des esclaves :
L’histoire est connue , une fois que les esclaves furent libérés en Amérique et en Europe ils furent considérés comme de la poubelle de la société ils furent marginalisés , ils étaient pauvres , et ne pouvaient guère accéder aux rangs des autres concitoyens et cela a duré plusieurs siècles .
Que fit l’islam des esclaves libérés :
Le Messager — paix et bénédictions sur lui — scellait des liens fraternels entre certains esclaves et certains notables arabes. Il conclut ainsi des liens fraternels entre Bilâl Ibn Rabâh et Khâlid Ibn Ruwayh Al-Khath`amî, entre son esclave affranchi Zayd et son oncle Hamzah, ou encore entre Khârijah Ibn Zayd et Abû Bakr. Cette fraternisation constituait un véritable lien, non moins puissant que les liens du sang, et donnait des droits en matière d’héritage.
Ce n’était pas tout...
Le Prophète maria également sa cousine Zaynab Bint Jahsh à son esclave Zayd. Le mariage est en réalité une question délicate, notamment pour la femme. Une femme acceptera d’épouser un homme d’un plus haut niveau social, mais elle refusera que son mari soit issu d’une catégorie sociale inférieure. Elle ressentirait cela comme une atteinte à sa dignité et à son orgueil. Mais le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — voulait établir une signification bien plus profonde : il voulait extirper les esclaves des tréfonds vers lesquels ils ont été précipités par une humanité injuste et les élever au rang des plus illustres notables arabes qurayshites.
Les esclaves affranchis pouvaient commander les armées et gouverner les musulmans :
Le Messager envoya Zayd à la tête d’une armée dont les soldats n’étaient autres que des notables arabes parmi les Muhâjirûn et les Ansâr. Lorsqu’il fut tué, il désigna son fils, Usâmah Ibn Zayd, à la tête de l’armée, une armée qui comptait dans ses rangs Abû Bakr et `Umar, les deux ministres et successeurs du Prophète, futurs Califes de la Communauté musulmane. Ainsi, le Prophète n’octroyait pas seulement aux esclaves un statut d’égalité humaine ; il leur donnait également le droit de diriger et de gouverner des hommes libres.
Il en vint ainsi à déclarer : « Obéissez aux ordres même si vous êtes gouvernés par un esclave noir abyssin, dont la tête ressemble à un raisin sec, du moment qu’il vous dirige selon le Livre de Dieu — Exalté soit-Il — » [Rapporté par Al-Bukhârî, Ahmad et Ibn Mâjah.]. Il accorda ainsi aux esclaves et aux affranchis le droit d’accéder à la plus haute fonctions de l’État, celle du dirigeant de la Communauté musulmane. `Umar dit au moment où il devait préparer sa succession : « Si Sâlim, l’affranchi de Abû Hudhayfah, était encore parmi nous, je l’aurais nommé à ma succession ». Le Calife réaffirma ainsi les principes énoncés par le Messager — paix et bénédictions sur lui —.
À une autre occasion, `Umar montra l’exemple de la plus belle des manières, en ce qui concerne le respect des esclaves et des affranchis. Bilâl Ibn Rabâh s’opposa à lui avec virulence sur la question de la répartition du butin. `Umar ne trouva rien d’autre à dire que d’implorer : « Seigneur, préserve-moi de Bilâl et de ses partisans ! » Lui, le Calife qui pouvait, s’il le voulait, ordonner et être obéi.
Question importante : Si l’islam a fait tout cela pour permettre la libération des esclaves pourquoi l’islam n’a-t-il pas interdit complètement et d’un seul coup tout l’esclavage :
Supposons que Mohamed (saw), inspiré par Dieu, eût dit :"A partir de ce jour, plus d'esclaves". Qu'en aurait-il résulté en supposant que les barbares de son temps eûssent écouté bien docilement son interdiction ?
Des milliers de gens, amenés bien loin de leur pays d'origine, se seraient trouvés dans la rue et des entreprises agricoles ou artisanales auraient périclité faute de main d'oeuvre. D'ailleurs, étant donné que les Musulmans étaient alors perdus dans la masse des infidèles, ces esclaves libérés, auraient été immédiatement revendus aux infidèles par les marchands d'esclaves qui auraient sauté sur ce "troupeau" sans maître et sans patrie. Il suffit de se référer à l'exemple de l'Amérique qui du jour au lendemain décréta l'abolition de l'esclavage, jetant à la rue des centaines de milliers d'ouvriers qui n'avaient ni gîte et ni couvert, et qui retournaient à leur anciens maîtres en les suppliant de les reprendre.
Au lieu de crever l'abcès dans l'organe et remplacer un mal douloureux par un mal mortel, il est de meilleure médecine de le réduire petit à petit, de le circonscrire et, par un traitement de fond et de modification du terrain, de le laisser disparaître de lui-même sans provoquer ni infection grave, ni migration du mal vers des organes vitaux plus sensibles encore.
Question importante : pourquoi l’islam après avoir aboli toutes les sources d’esclavage en a gardé une qui est celle des prisonniers de guerre :
la seule forme d’esclavage qui fut conservée dans la société islamique était celle des prisonniers de guerre, capturés sur le champ de bataille. Ces prisonniers de guerre étaient maintenus par le gouvernement musulman jusqu’à ce que le gouvernement adverse acceptât de les reprendre en échange des soldats musulmans faits prisonniers, ou par le paiement d’une rançon. Si les soldats capturés n’étaient pas échangés contre les prisonniers de guerre musulmans, ou que personne ne payait leur rançon, le gouvernement musulman les distribuait aux soldats de l’armée qui les avait capturés. C’était une manière plus humaine et plus appropriée de se défaire d’eux au lieu de les détenir comme du bétail dans des camps de concentration, en les contraignant aux travaux forcés et, si leurs femmes étaient également capturées, en les poussant à la prostitution.
Plutôt que se débarrasser des prisonniers de guerre d’une manière si cruelle et indigne, l’Islam préféra les répartir dans la population, les mettant ainsi en contact avec d’autres êtres humains. D’autre part, leurs gardiens étaient enjoints de bien les traiter. Le résultat de cette politique éminemment humaine était que la plupart des hommes qui furent capturés sur les champs de bataille adverses puis amenés en territoire islamique comme esclaves enbrassèrent l’Islam, et leurs descendants furent de grands disciples, Imams, juristes, exégètes, hommes d’état et généraux de l’armée musulmane, à tel point que plus tard ils devinrent même des gouverneurs du monde musulman.
Dans les guerres modernes nous constatons également que si un gouvernement est complètement mis en déroute, sans possibilité de négociation pour les prisonniers de guerre, et que l’ennemi vainqueur obtient facilement des prisonniers, l’expérience a prouvé que les prisonniers de guerre de l’armée vaincue étaient maintenus dans des conditions beaucoup plus mauvaises que celles des esclaves. Quelqu’un peut-il nous renseigner sur le sort des milliers de prisonniers de guerre des armées défaites de l’Allemagne et du Japon capturés par la Russie durant la Seconde Guerre mondiale ? Personne n’a pu les comptabiliser jusqu’à présent. Personne ne sait combien de milliers d’entre eux sont encore vivants et combien de milliers ont péri en raison des conditions de vie inhumaines des camps de travail et de concentration russes. Le travail forcé auquel ils furent contraints était pire que le service exigé d’un esclave. Peut-être même qu’au temps des antiques Pharaons d’Egypte, le travail exigé des esclaves pour construire les pyramides d’Egypte n’était pas comparable à celui exigé des prisonniers de guerre en Russie pour développer la Sibérie et d’autres régions reculées de la Russie, ou pour travailler dans les mines et le charbon, et ce, par des températures glaciales, mal vêtus, mal nourris et traités brutalement par leurs surveillants."
Quant à l’asservissement, il était pratiqué dans le passé par toutes les nations de la Terre, sans exception. Les Musulmans ne pouvaient donc abandonner unilatéralement cette pratique. Aujourd’hui, il existe des accords internationaux qui interdisent toute forme d’asservissement humain. Cette initiative est, sans nul doute, soutenue par l’Islam. Par conséquent, aujourd’hui, il devient hors de propos de recourir à l’asservissement.
Deuxieme étape : la libération réelleL’étape précédente constituait en réalité une libération morale des esclaves, Mais l’Islam ne s’arrêta pas là, car sa base fondamentale et suprême est l’égalité complète entre les hommes, ce qui signifie la libération complète de tous les hommes. Par conséquent, il œuvra de manière effective à la libération des esclaves, Parmi les moyens utilisés: le `itq, Le `itq désigne l’affranchissement volontaire et gratuit, de la part des maîtres, des esclaves qu’ils possèdent.le Prophète leur dit : « Dieu les a mis en votre possession. Et s’Il le voulait, c’est vous qu’il aurait mis en leur possession ». Ainsi, ce ne sont que des vicissitudes contingentes qui ont fait de ces êtres des esclaves. Il était donc parfaitement possible qu’ils soient eux-mêmes maîtres de ceux qui le sont aujourd’hui ! Par cette sentence, le Prophète réduit à néant l’arrogance des maîtres et les renvoie à la fibre humaine qui les relie tous et à l’amour qui doit gouverner leurs relations les uns les autres
BILAL IBN RABAH
le premier muezzin de l'Islam
Quand on citait le nom d'Abu Bakr
devant Omar b. al-Khattab
, celui-ci disait: "Abou Bakr est notre maître, qui a libéré notre maître." Il visait Bilal. Mais Bilal
ne prêtait pas beaucoup d'attention aux éloges qu'on lui adressait. Il baissait les yeux, en disant humblement: "Je suis plutôt un Abyssinien... J'étais un esclave...".
Cet ancien esclave noir, svelte mais grand, aux cheveux crépus et aux petites épaules, qui est-il ?
C'est Bilal ibn Rabah, le premier muezzin de l'Islam et le contradicteur des adorateurs des idoles. Et puis, qui ne connaît pas Bilal, alors que son nom traverse le temps depuis le début de l'Islam ?
Des centaines de millions de tous les âges le connaissent. Si on interroge un enfant musulman de n'importe quelle partie du monde : "Petit enfant, qui est Bilal ?" il répondra : "C'est le muezzin de l'Envoyé".
C'est cet esclave qui est devenu musulman et que son maître polythéiste torturait, pour le faire dévier de l'Islam.
En effet, Bilal
était un esclave qui s'occupait du bétail de son seigneur, pour quelques poignées de dattes. Si ce n'était sa foi en l'Islam, il aurait traversé le temps en inconnu. La couleur de sa peau, sa condition sociale ne l'ont pas empêché d'occuper un rang très élevé parni les musulmans. Lui le dépossédé de tout, le fils d'une esclave, on le croyait incapable de la toute petite chose. Mais voilà qu'il osa et embrassa l'Islam. Il eut une foi inébranlable, devant laquelle se brisèrent toutes les tentatives de dissuasion.
Il subissait la vie d'esclave. Des jours se ressemblaient. Il n'avait aucun droit et il n'avait aucun espoir en un possible lendemain différent. Puis, voilà qu'on parla de Mohammad
devant lui. Les Mecquois, y compris Omaya ben Khalaf, ne cachaient pas leur sentiment envers Mohammad, et ils l'exprimaient clairement, tandis que Bilal
écoutait.
Ils reconnaissaient bien l'intégrité de Mohammad Mais Bilal était convaincu et résolu. Il ne céda pas, il résista à toutes les tortures. Allah Bilal Ses tortionnaires voulaient le détourner de sa foi tandis que lui voulait être musulmans. Comme sa situation de supplicié durait, on lui proposa de dire un mot de bien, un tout petit mot en faveur de leurs dieux, pour faire cesser son supplice.Même ce petit mot, Bilal Ses tortionnaires lui disaient : "Dis ce que nous disons" Mais lui leur disait : "Ma langue ne sait pas bien dire cela". Les sévices reprenaient alors de plus belle jusqu'à l'après-midi. A ce moment-là, on enlevait le rocher de sa poitrine, on lui mettait une corde au cou et on le laissait à la merci de leurs garçons, qui le faisaient courir dans les rues de la Mecque et sur les montagnes. J'imagine qu'à la nuit tombée, ses bourreaux lui disaient : " Demain, dis du bien de nos dieux; dis que tes seigneurs sont al-Lat et al-'Ouzza et nous laissons..." Mais Bilal Puis, un jour, Abu Bakr as-Seddiq Puis, plus tard, il y eut l'exode à Médine et le Messager Puis, il y eut la bataille de Badr entre les musulmans et les Qoraychites qui étaient sortis au secours de leur caravane. Omaya ben Khalaf y était et Bilal aussi. Mais chacun se trouvait dans le camp opposé. Ce jour-là, le chant que Bilal répétait sous la torture devint le slogan menant les musulmans au combat et à la victoire. Omaya vit alors sur le champ de bataille Abdurrahman ben Aouf il demanda sa protection. Abdarrahman accepta et le conduisit vers l'endroit où on rassemblait les captifs. Bilal le vit sur le chemin et dit à voix haute: "Le chef de file de la mécréance Omaya ben Khalaf !" Puis, il s'élança, l'épée menaçante. Abdarrahman intervint: "Bilal ! c'est mon captif !" Comment Omaya était-il un captif, alors que tout à l'heure il maniait son sabre contre les musulmans ? Sur ce. Bilal appela ses compagnons: "O soutiens de Dieu ! voilà le chef de file de la mécréance ! Omaya ben Khalaf ! " Un groupe de musulmans accoururent et encerclèrent le polythéiste et son fils. Abdarrahman ben Aouf ne put rien faire... Puis, les années passèrent et les musulmans entrèrent à la Mecque en libérateurs. Le Messager A partir de ce jour, plus de Houbal, plus de 'Ouzza plus de Lat en ce lieu sacré. Le Messager Bilal Cependant trois notables qoraychites se touvaient devant la Kaaba: Abou Soufyan ben Harb qui venait de se convertir à l'Islam, Attab ben Ousayd et al-Harith ben Hicham qui étaient encore polythéistes. "Dieu a bien fait d'épargner à mon père d'écouter celui-là. Sinon il aurait entendu ce qui l'exaspérait, dit Attab. Par Dieu ! si je sais que Mohammad a raison, je le suivrai, dit al-Harith" Quant au rusé Abou Soufyan, il dit: "Moi je ne dis rien. Si je dis quelque chose, ces cailloux rapporteront cela." Quand le Prophète Bilal Après la mort du Messager Et qui va s'occuper de l'adhan ? - Je ne ferai plus d'adhan pour personne après la disparition du Messager de Dieu "Je ferai ce que tu veux, dans le cas où tu m'avais libéré pour que je sois à toi. Sinon, laisse-moi avec la cause pour laquelle tu m'avais libéré, dans le cas où tu m'avais libéré en vue de Dieu" dit Bilal - "Au contraire, je t'avais libéré en vue de Dieu, ô Bilal.. ". Là, les historiens divergent. Selon certains, Bilal Sa tombe se trouve à Damas. Qu'Allah
, discutaient de la nouvelle religion mais la rejetaient ensuite. Ils disaient que Mohammad n'était ni menteur, ni sorcier, ni fou. Cependant, ils avaient peur pour la religion de leurs ancêtres et craignaient que la Mecque perdrait son rôle religieux prépondérant en Arabie. Dans ces conditions-là, Bilal
eut le cœur ouvert à la lumière divine et il alla au Messager de Dieu
annoncer sa conversion à l'Islam. Mais la nouvelle ne tarda pas à faire le tour de la cité. Son maître Omaya vit en cela un affront qu'il fallait effacer à tout prix, et vite.
l'avait choisi comme exemple pour peut-être dire aux humains que la couleur de la peau et la condition d'esclave n'entament nullement la grandeur de l'âme croyante. La liberté de conscience ne peut s'acheter.
l'avait démontré par sa résistance à tous les supplices. On le faisait sortir chaque jour, au soleil de midi, pour le jeter sur le sable brûlant et le laisser souffrir sous le poids insupportable d'un rocher très chaud.
ne la prononça pas, lui qui pouvait le dire de façon superficielle, sans perdre sa foi, afin d'être soulagé. Oui, il refusa de le dire et se mit à répéter son chant éternel : Ahadoun - Ahadoun - II est l'unique, il est l'unique - .
rejetait sereinement ce marchandage par la reprise de son chant. Sur ce, Omaya ben Khalaf explosait de colère et de haine: "Par al-Lat et al-'Ouzza! tu vas voir. Tu seras un exemple pour les esclaves et pour les maîtres !". Et le lendemain, à midi, les bourreaux conduisaient Bilal à la place de la veille, sans savoir qu'il était armé de patience et de résolution.
alla à cet endroit, pour leur dire; "Allez vous tuer un homme parce qu'il dit que son seigneur est Dieu ?" Par la suite, il dit à 'Oumaya : "Je l'achète avec un prix dépassant sa valeur. Qu'en dis-tu ?" Oumaya ne se fit pas attendre de prendre au vol la bouée de sauvetage qui venait de lui être lancée. Ayant perdu espoir de briser a volonté de Bilal. il accepta l'offre d'Abou Bakr
. Il s'était rendu compte que le prix de Bilal était plus profitable que sa mort. Comme Abou Bakr aidait Bilal à se relever, Oumaya dit : "Prends-le ! si tu m'avais proposé un ouqiya. je te l'aurais vendu". Abou Bakr
, se rendant compte que ces mots étaient destins à humilier Bilal, répondit: "Par Dieu ! si vous aviez exigé cent ouqiyas, je les aurais avancées !" Puis il se retira avec Bilal.
décréta l'appel à la prière. Qui allait être le premier muezzin des musulmans ? Qui allait lancer cet appel cinq fois par jour ? Et bien le Messager
allait choisir Bilal qui, treize ans auparavant, avait dit aux polythéistes: "Dieu est l'Unique... il est l'Unique."
se dirigea droit vers la Kaaba encore encombrée d'idoles.
entra avec Bilal à l'intérieur de la Kaaba, puis il lui demanda de montrer sur le toit et de lancer l'appel à la prière.
monta et lança l'appel devant les milliers de musulmans. Ces derniers reprenaient après lui chaque séquence de l'adhan, tandis que la majorité des polythéistes étaient dans leurs maisons.
sortit de la Kaaba, il leur dit : "J'ai su ce que vous avez dit". Puis il leur raconta leur conversation. Al-Harith et Attab dirent à voix haute: "Nous attestons que tu es vraiment le messager de Dieu, Par Dieu ! personne ne nous a entendus pour que nous disions qu'il t'a informé !"
était le compagnon de toujours du Prophète
. Il prenait part aux expéditions et aux batailles, lançait l'appel à la prière, accomplissait les rites de cette religion nouvelle. Si bien que le Prophète
dit de lui: "C'est un homme qui fait partie des compagnons du Jardin." Mais Bilal
était resté toujours modeste. Une fois, avec un compagnon qui voulait se marier lui aussi, il alla demander la main de deux femmes. Devant le père, il dit: "Je suis Bilal et voilà mon frère. Deux esclaves d'Abyssinie. Nous étions des égarés mais Dieu nous a guidés. Nous étions des esclaves mais Dieu nous a libérés. Si vous nous donnez la main de vos filles, alors louange à Dieu, Si vous refusez, alors Dieu est grand."
Bilal dit au khalife Abou Bakr
: "O khalife du Messager, j'ai entendu le Messager de Dieu dire: "La meilleure action du croyant c'est de combattre sur le chemin de Dieu" - "0 Bilal, que veux-tu ? dit Abou Bakr
. Je veux sortir pour stationner sur les frontières et me consacrer ainsi au combat sur le chemin de Dieu jusqu'à la fin de mes jours.
"Reste et occupe-toi de l'adhan pour nous, 0 Bilal" -
partit aux frontières de Syrie, en tant que combattant pour la cause de l'Islam. Selon d'autres, il resta à Médine après avoir accepté la demande d'Abou Bakr
. Mais après la disparition de ce dernier, il demanda au nouveau khalif Omar ibn al-Khattab
la permission d'aller stationner sur les frontières, pour la cause de Dieu. Après quoi, comme il voulait, il s'en alla en Syrie.
lui fasse miséricorde.



