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๑۩۞۩๑ GHeTTo ReVoLuTioN ๑۩۞۩๑

" Tant que les LiOns n’auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse continueront de glorifier le chasseur..."

16 décembre 2006

Principe de la grenouille chauffée

Imaginez une marmite remplie d'eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.

1Le feu est allumé sous la marmite, l'eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.

La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager. 2

La température continue à grimper. L'eau est maintenant chaude. C'est un peu plus que n'apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s'affole pas pour autant.

L'eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s'est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu 'au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s'extraire de la marmite.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l'eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l'aurait éjectée aussitôt de la marmite...

Cette expérience montre que, lorsqu'un changement s'effectue d'une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Alors, si vous n'êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu'il ne soit trop tard.

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Le Troupeau

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Quelle chance d’être un mouton...

Je ne me sens jamais seul,
toujours entouré d’une multitude de moutons...

Ma conscience est tranquille parce que
je ne me pose pas de questions...

Toute ma confiance est en mon bon berger
qui assure ma sécurité et mon confort...

L’exploitation de ma laine est ma contribution
juste et équitable à ma communauté...

Bèèèè!

Je suis un animal inconscient.

On me nourrit, on exploite

ma laine et finalement,

on me conduit à l’abattoir...


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Je m’appelle kayz et je représente la majorité des  moutons. Frisés, javellisés, robotisés. Je suis identique aux autres:  je pense, parle, agis comme les autres. Je fais partie du troupeau et suis les autres moutons sans poser de questions. Je suis convaincu d’avoir raison car “tout le monde le fait”.  J’impose ma vérité et exige que les autres y adhèrent.  Je suis suffisant et intolérant.

Moi, kayz, je suis normal.  Je suis conforme aux normes établies.  Je fonctionne bien. Je respecte les standards du bon mouton.  Je suis bien-pensant, je fais partie des honnêtes gens. Je suis la mode, lis les journaux, regarde la télé, je vais chez le médecin, travaille pour assurer ma sécurité et celle de ma famille. J’obéis aux lois, paye mes taxes, défends ma patrie. Et j’impose aux autres d’en faire autant.  Je suis politiquement, religieusement, familialement, sprirituellement.... moutonnement correct!

Moi, kayz, je baigne dans l’inaction. Pas de vagues, pas de troubles, pas d’ennuis.  Surtout faire comme les autres pour ne pas me faire remarquer. Je suis mort de peur.  J’achète la paix à tout prix. Je ne cours aucun risque.  J’observe l’omerta, la loi du silence. Je suis une tombe; je garde le secret:  secret de famille, secret professionnel, société secrète, service secret, document secret, honte secrète... J’ai horreur du changement.  Tout n’est pas parfait, certes, mais ce pourrait être pire.  Tant que j’ai un toit et que je mange trois repas par jour, je peux m’estimer chanceux.... Je m’accroche au statu quo, je maintiens la stabilité. Je n’interviens pas car je nourris l’espoir que “le temps arrange les choses”. Je fais partie de la majorité silencieuse.

Moi, kayz, j’ai foi dans les altérités extérieures. Je leur fais confiance. Elles sont bonnes pour moi.  Elles veillent à mon bien et me protègent.  Tout le monde n’est pas égal, il y a des êtres supérieurs et je me réjouis d’être gouverné par eux.  Sinon, ce serait le chaos, le désordre... l’anarchie. J’ai très peur que pareille situation ne se produise.  “L’homme est un loup pour l’homme” et on a absolument besoin de bergers pour nous protéger les uns des autres. Je trouve normal qu’il y ait une hiérarchie:  avec des bergers et des moutons; des dominants et des dominés, des riches et des pauvres; des puissants et des faibles. “On a toujours besoin d’un plus petit... et d’un plus grand que soi.” Voilà mon credo.

Je crois aussi au bien-fondé du chien-berger-policier pour maintenir l’ordre établi par le berger dans le troupeau et assurer sa
sécurité.  J’obéis aveuglément aux ordres reçus et donne aux altérités le fruit de mon labeur.  Je suis un esclave avec une couronne sur la tête

Les altérités s’assurent de mon obéissance et de ma fidélité en nourrissant mon rêve.  Elles me font courir après trois carottes: pouvoir, argent, prestige.

kayz, tu es un animal inconscient.  Tu te crois pour un pauvre mouton, faible et sans défense, proie facile des plus forts et soumis à leur loi. Tu es condamné à travailler à la sueur de ton front, à combattre pour ta survie et finir par mourir.  Laissé à toi-même, tu n’as qu’une seule certitude:  mourir.

Tu crois que la seule vérité est celle qui te parvient par tes cinq sens. Seule la matière importe.  Tu crois tout ce qu’on te dit. On t’achète avec le pouvoir, l’argent et le prestige. Tu acceptes de survivre à condition d’être récompensé.  Tu crois que les altérités ont vraiment un souci de ta protection.  Tu as mis toute ta confiance en tes gouvernements sans te poser de questions.  Même si tu es en désaccord, tu ne feras aucun bruit.  kayz tu es un peureux!

Tu as peur de voir la réalité en face. Tu as peur de constater que tu t’es fait avoirTu as peur d’avouer que toute ta vie tu t’es trompé. Tu as peur de sortir du troupeau et de dire vraiment ce que tu penses. Tu as peur d’être différent et intègre avec toi-même.  Tu as peur de démontrer que tu n’es qu’un peureux.

kayz, tu entretiens le syndrome de la victime et de l’impuissance parce que tu as peur.  Tous les moutons autour de toi sont semblables à toi: ils ont tous très peur!


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17 décembre 2006

Fermez Guantanamo... et les autres prisons secrètes!


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Vidéo envoyée par d0ud0u_78

Images officielles du pays de la liberté

Donald Rumsfeld a déclaré que ces prisonniers sont des "combattants illégaux" à qui ne s’appliquent "aucun des droits de la convention de Genève". Ils "ne seront pas considérés comme des prisonniers de guerre, puisqu’ils ne le sont pas", a-t-il précisé.

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"C’est la bataille du Bien contre le Mal. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le Bien triomphera" (George W. Bush, 12 septembre 2001)

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"Ce n’est pas une guerre seulement contre les États-Unis, c’est une guerre contre la civilisation, contre tous les pays qui croient en la démocratie" (Colin Powell, 12 septembre 2001)

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"Ce terrorisme de masse est le nouveau démon du monde d’aujourd’hui. Il est perpétré par des fanatiques totalement indifférents à la sacralité de la vie humaine et nous, les démocraties de ce monde, nous allons devoir le combattre ensemble et éradiquer complètement ce démon de notre monde" (Tony Blair, 11 septembre 2001)

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La chaise de Guantanamo

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Son nom officiel est la "Six points restraint chair".
La chaise aux six entraves.
Grâce à elle, les médecins militaires ont brisé la grève de la faim à Guantanamo.

Le détenu est attaché pendant qu’on l’alimente de force.
Il est maintenu ensuite sur la chaise le temps de la digestion.
Comme cela, il ne peut plus rejeter ce qu’on lui fait avaler de force (l’armée soupçonnait les détenus de se faire vomir après les "force-feedings").

Le fabricant recommande de ne pas laisser le détenu plus de deux heures sur la chaise.
Il faut faire vite.
On a donc pris des tubes plus gros pour faire passer plus de liquide.
Les tubes sont insérés dans le nez et la gorge.


Les américains sont géniaux. Ils n’arrêtent pas de nous sortir des inventions que le monde entier adoptera tôt ou tard.
Ils ont inventé la bouteille de Coca-Cola, une boisson qui a fait un tabac dans le monde entier. Elle a été détournée pour devenir l’instrument de torture préféré de beaucoup de dictatures et même de certaines « démocraties ». L’opération consiste à introduire la fameuse bouteille, de plus en plus, dans l’anus du prisonnier pour le faire parler… !
Aujourd’hui ils inventent la chaise de la digestion ! Libre à votre imagination pour lui trouver de nouvelles applications…

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20 décembre 2006

PROSTITUTION INFANTILE

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MARRAKECH : ENQUÊTE SUR LA PROSTITUTION INFANTILE

Briser un tabou marocain

Ils ont entre 9 et 15 ans et se prostituent. Ce terme choque plus d’un. D’aucuns préfèrent parler « d’exploitation sexuelle à des fins commerciales ». Ces sensibilités n’empêchent pas ces enfants de vendre tous les jours leur corps à 50 dirhams (dh), et ce, afin de subvenir aux besoins de toute une famille.

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La pauvreté est un facteur déterminant qui pousse les enfants à s’engouffrer dans le monde de la prostitution. Les résultats d’une enquête menée à Marrakech auprès des jeunes enfants prostitués, pointent leurs conditions sociales. Ce n’est pas une révélation, mais plutôt une confirmation sur le terrain. L’étude d’ailleurs, selon ses commanditaires, l’Amadec (association marocaine pour le développement communautaire) avec le soutien de l’Unicef, ne s’est pas voulue quantitative, mais plutôt un premier jalon pour briser le tabou à Marrakech. « Il s’agissait pour nous de pénétrer dans ce monde et confirmer des données qui existent depuis belle lurette, mais jamais dénoncées », tient à souligner Mustapha Berre, président de l’association.

Pauvreté, éclatement de la cellule familiale, maltraitance au sein de la famille, démission de l’école, absence de repères éducatifs sexuels et également le travail précoce...Tous ces facteurs ont fait des enfants des objets sexuels aujourd’hui. A cela s’ajoute ce « consentement » de la société, qui ferme les yeux sur les abus sexuels sur les enfants. Il aura fallu du temps et du doigté pour faire parler cette centaine d’enfants en leur garantissant l’anonymat sur leur identité, mais aussi sur leurs quartiers. Les entretiens s’achevaient souvent par les sanglots de ces enfants, sanglots traduisant tout leur désarroi.

De 50 à 2 000 dh pour une passe

Ceux qui ont parlé aux enquêteurs ne sont pas représentatifs de l’étendue du phénomène à Marrakech, que personne ne peut évaluer et où l’exploitation sexuelle des enfants est aussi liée à leur placement précoce chez les maâlems pour apprendre un métier. Ceux qui ont osé parler n’appartiennent pas à cette catégorie et ne font pas partie de réseaux qui, vraisemblablement, existent dans la cité ocre.

Ce sont uniquement « des indépendants », mais souvent entraînés par des pairs. Arrachés à leur innocence très tôt, alors qu’ils devraient être à l’école ou du moins profiter de leur enfance, ces victimes se vendent à 50 dh la passe, parfois, les plus chanceux peuvent “gagner” beaucoup plus par nuit, du moins les garçons. Certains clients, principalement de vieux touristes, avides de chair fraîche, payent jusqu’à 2 000 DH la passe. Mais le plus souvent, c’est à bas prix que ces enfants se vendent. La montée en puissance du tourisme dans la ville, avec des endroits fermés, a élargi le fléau, bien que ce ne soit pas la grande cause de cette prostitution.

Aucun réseau détecté

Le tourisme qui rime avec sexe n’est pas nouveau. C’est même à la limite d’une certaine logique : toute destination à vocation touristique connaît une recrudescence de la prostitution. Il n’y aurait pas de quoi « en faire un plat », diraient certains. Mais pas lorsqu’il s’agit d’enfants. C’est pourtant dès le début des années 90, que l’Organisation mondiale du tourisme a attiré l’attention sur ce phénomène. Elle a créé un plan d’action pour la protection des enfants contre l’exploitation sexuelle dans le tourisme et pour dépister les cas.

Il est vrai que Marrakech n’est pas la Thaïlande. Et jusqu’à maintenant, aucun réseau n’y a été détecté. Encore faut-il que les langues se délient et que les familles prennent conscience et en parlent. Or, le sujet est tabou, même lorsqu’il s’agit d’agressions sexuelles. Pourtant, c’est un des facteurs déterminants d’après l’échantillonnage étudié. Une bonne partie de ces enfants s’est adonnée à la prostitution après avoir été violée et parfois par un des parents (...).

Côté protection, plus de 50% des enfants n’exigent pas de préservatif bien que 70% au moins de l’échantillonnage connaissent les risques de contamination par les MST (maladies sexuellement transmissibles) comme le sida. Pis encore, parmi ceux qui se protègent, plus de 23%, se disent prêts à oublier la protection et le préservatif si le client l’exige.

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Nous Marocains, sommes-nous des Racistes ?

LES NOIRS VICTIMES DU RACISME AU MAROCclandestins_maroc
Un sujet encore tabou

Au Maroc, comme dans le reste du Maghreb, il existe un réel problème de racisme envers les Noirs. « Noirs marocains » ou « Noirs africains », ils n’en restent pas moins des descendants d’esclaves. Qualifiés de « hartani », littéralement « homme libre de second rang » ou plus violemment de « aâzi », que l’on pourrait traduire par « sale nègre », les Noirs du Maroc, qu’ils soient étudiants, migrants, subsahariens et autres, sont victimes chaque jour de discrimination de la part du peuple chérifien.

Il existe différentes catégories de Noirs au Maroc. La première concerne les populations noires endogènes qui sont mélangées à la population marocaine et qui descendent tout droit des esclaves. La deuxième, est celle des populations noires du Sud. Elles se concentrent dans des oasis entièrement peuplées d’Africains noirs, mais qui ne sont, en aucun cas, mélangées aux Berbères ou aux Arabes. La troisième, touche les Africains du Sénégal majoritairement, qui venaient faire leur pèlerinage dans la médina de Fès. Enfin, la dernière catégorie, les étudiants et les migrants est celle qui est la plus touchée par le racisme.

"Il est rare qu’une Marocaine épouse un Noir"

il ne s’agit pas simplement d’un problème racial.C’est plus profond que ça. C’est un sentiment qui s’est perpétué de génération en génération. Il est extrêmement rare, par exemple, qu’une Marocaine épouse un Noir, même musulman. Cela ne se fait pas. Le seul cas qui soit, à la rigueur, ‘toléré’, est lorsque l’homme n’a pas les traits trop négroïdes. On craint le fameux ‘qu’en dira-t-on’ de la famille et/ou de l’entourage. La femme en question entendra souvent sa mère ou une proche lui dire qu’il y a suffisamment de bons Marocains pour ne pas aller chercher un Noir.

Etre Noirs au Maroc : le cauchemar des étudiants et des immigrants

Le racisme le plus violent s’exprime à l’égard des étudiants noirs. A la cité Universitaire, c’est assez visible. Les étudiants qui viennent de part et d’autre du continent africain pour suivre leurs études, sont regroupés entre eux, voir isolés. Ils ne partagent pas les mêmes locaux que les étudiants ‘blancs’ marocains. C’est très communautaire.

Les étudiants noirs retournent dans leur pays après leurs études

Au Maroc, nous ne pouvons pas trop en parler.la chaîne 2M a organisé un débat sur le sujet. Le problème, c’est qu’à la diffusion, certains passages avaient été censurés, notamment les passages où il y a eu des plaintes. «Nous parlons entre nous des agressions dans les rues mais c’est tout. De toute manière, que voulez-vous qu’il se passe ? En général, à la fin de leurs études, les étudiants noirs retournent dans leur pays d’origine. Sauf ceux qui viennent de pays en guerre comme la Sierra Leone, le Togo, la Côte d’Ivoire, qui sont contraints de rester au Maroc».

« En général, nous ne nous expliquons pas l’attitude de certains Marocains. Je trouve pour ma part que certains facteurs doivent être pris en considération. Le premier est religieux. Les Noirs musulmans sont moins persécutés que les Noirs chrétiens ou animistes. Le deuxième facteur est dû à une méconnaissance culturelle. Les média marocains montrent toujours des aspects négatifs de l’Afrique subsaharienne (le Sida, les guerres...), et les Marocains finissent par avoir peur de nous et donc nous rejettent. Troisième mise en cause : l’éducation. Il est courant aussi d’entendre des enfants ou des adultes traiter ces personnes de « hartani » (homme de second rang) ou de aazi (nègre). Les jeunes enfants nous insultent devant leurs parents sans que ces derniers ne les corrigent ou ne les grondent. Enfin, il existe, à mon avis, une dernière raison. Elle est politique. Depuis 1984, le Maroc ne fait plus parti de l’Union africaine. Ce retrait s’explique du fait que certains pays africains, comme le Cameroun ou l’Afrique du Sud, ont remis en cause la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidentale », souligne le Secrétaire Général de la CESAM.

"Un Noir non musulman est regardé différemment d’un Noir musulman"

Etudiant Congolais à l’ESM de Rabat (Ecole Supérieur de Management), Parfait M’Benzé Mouanou suit actuellement un Master en management logistique et ingénierie des transports. Cela fait déjà un an et demi qu’il étudie au Maroc. Aujourd’hui, il témoigne. « Les Congolais n’ont pas besoin de visa pour aller au Maroc. Seul le passeport nous est demandé. Par contre, nous devons donner près de 500 euros de dessous de table à l’aéroport sous peine de se faire expulser du territoire. A part ça, mon intégration se passe bien. Mais je dois avouer que j’ai voulu repartir dès mon premier jour ici. Cela ne se passait pas vraiment comme je l’espérais. Au Maroc, on accepte mal la différence culturelle et religieuse. Un Noir non musulman est regardé différemment d’un Noir musulman par exemple. Pareil pour un Noir marocain et un Noir étranger. J’ai vécu en France 15 ans, je suis également allé en Côte d’Ivoire, au Togo et dans beaucoup d’autres pays. Et je peux dire que l’intégration n’est pas la même ici (...) Nous ne sommes pas si nombreux que ça au Maroc, mais les Marocains nous en veulent, car il y a déjà pas mal de chômage dans le pays et ils n’acceptent pas que nous puissions prendre ’leurs’ emplois. A la fin de mes études, je retournerai au Congo. Je ne me vois pas faire carrière ici. Vous savez, il fut un temps où les étudiants d’Afrique noire allaient suivre leurs études en Côte d’Ivoire ou au Togo. Ce sont des pays plus proches de nous culturellement. Mais avec les troubles dans ces deux pays, nous venons désormais au Maroc et c’est bien différent. Je tiens toutefois à souligner qu’il ne faut pas généraliser. Le Maroc reste un beau pays, très ouvert sur certains points. Des personnes nous ont très bien reçus, très bien accueillis. C’est vraiment ces personnes-là qui font la fierté du pays », souligne le jeune étudiant. A coté de lui, un jeune Béninois, qui a souhaité garder l’anonymat, nous confie, quant à lui, que les insultes font partie de son lot quotidien.

Une timide prise de conscience

Aujourd’hui les langues se délient. Le sujet reste cependant très tabou au Maroc, pays qui fait de l’hospitalité un atout culturel. Depuis la parution de l’article de Maria Daif, dans le journal marocain Telquel, il y a une légère prise de conscience. Amel Abou El Aazm, est une des fondatrices de la jeune association Lawnouna (« Nos couleurs »), créée en 2004 et située à Rabat. Le but de cette association est de faire le pont entre les Marocains et les Noirs ou les personnes venant d’horizons diverses.Selon elle, « la discrimination dont sont victimes les Subsahariens et les Noirs est un fait. C’est assez dur pour eux. Personne ne peut nier qu’il existe du racisme au Maroc, ceux qui le nient font preuve de mauvaise fois. Mais il faut tout de même admettre qu’il existe dans notre pays des Subsahariens qui vivent très bien. Ils ont compris qu’il fallait avoir une certaine attitude à adopter pour s’intégrer, notamment se mêler à la population. Il y a un premier pas à faire, pour s’adapter et découvrir la culture de l’autre et la société dans laquelle on vit. Il s’agit peut être d’un petit nombre, mais ça prouve qu’il y a un moyen pour que cela se développe. Et c’est le but de notre association. Elle peut aider les personnes noires à franchir les barrières qu’elles peuvent rencontrer. S’il faut, par exemple, 4 à 5 ans à un étudiant pour s’intégrer au Maroc, Lawnouna, veut, au travers diverses activités, accélérer cette intégration ».

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Le racisme est plus visible dans la rue. Je ne pense pas qu’il y ait un seul Noir au Maroc, qui puissent sortir sans qu’on lui rappelle justement qu’il est Noir. Les clichés et les préjugés ont été nombreux sur le peuple noir.
Officiellement, rien n’est fait pour lutter contre ce racisme, même si le Roi affiche un discours pro-africain et rappelle toujours l’unité africaine dans ses allocutions.


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Prêts à mourir... mais pas sur le bon champs de bataille

Ils sont prêts à mourir et meurent pour fuir l'Afrique, en quête de "l'eldorado" occidental.

Ils devraient plutôt être prêts à mourir et mourir en se battant pour obtenir des immigraimagesCAJ7OBGFbudgets pour l'agriculture, la santé, l'éducation, auprès des gouvernements corrompues et clientélistes de leurs pays d'origine.

C'est le pire des gâchis. Des morts inutiles pour les pays d'origine.

A fuir les problèmes, on ne les résout pas.

185spain

Et si la fuite comme la révolution mène à la mort, alors où est la logique à choisir la première option ?

Quitte à risquer sa vie, autant que se soit dans la bonne bataille.

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21 décembre 2006

Marocaines du Golfe: traite des blanches ou ruée vers l’or noir

CRYING_0Chaque année, des centaines de jeunes marocaines partent vers les pays du Golfe pour travailler. La couverture est toute faite. Dans leurs contrats de travail, elles sont supposées être vendeuses, coiffeuses, serveuses, femmes de ménage ou même mannequins. En fait, elles viennent alimenter une industrie de sexe de plus en plus florissante dans la région. Les réseaux de la prostitution sont bien organisés. Ils fonctionnent grâce à un recrutement de proximité. Ce sont des femmes déjà intégrées au circuit qui s'occupent du recrutement d'amies, de voisines ou de d'autres connaissances. Une autre technique est également utilisée : les fausses annonces dans les journaux. On amène les jeunes filles avec des contrats imaginaires. On les prive même de leurs passeports comme c'est le cas en Arabie Saoudite, et le tour est joué. Aux Emirats Arabes unis, passer la nuit avec un client rapporte 700 Dh à la prostituée. En plus, si elle travaille comme danseuse ou serveuse dans un cabaret, elle a droit à un extra. Le salaire mensuel d'une prostituée peut atteindre les 30.000 DH. Toujours aux Emirats, les prostituées marocaines vivent confinées dans une même maison et sont sous les ordres de la patronne. De l'aveu de celles qui ont vécu cette expérience, les clients du Golfe ont aussi la réputation d'avoir un côté pervers. Les couvertures que trouvent les prostituées pour justifier des séjours prolongés dans les pays du Golfe ne "passent" plus, avec la douane. Toute jeune fille célibataire de moins de 30 ans se voit refuser le droit de quitter le pays à destination d'un des pays du Golfe. Nos filles de joie ont toutefois trouvé la parade. Elles prennent des vols à destination de la Thaïlande avec escale à Dubaï. Astucieux.

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22 décembre 2006

Je Suis L'ordinateur

jm

Via Internet
Tout n’est pas net
Mais pour les cœurs sincères
Par mon intermédiaire
Je suis le messager
Des plus beaux contes de fées

Je suis l’ordinateur
Qui fait battre vos coeurs
Je suis le logiciel
D’amitié, d’amours fidèles

Le cœur à cent à l’heure
Cliquant sur la souris
Pour découvrir ravit
Les messages du bonheur

Ma boite à é mails
Renferme des mots doux
Je vous tiens en éveil
Au premier rendez-vous

Je suis le messager
De toutes les saisons
Mes tendres libellés
Jusqu’à la déraison

Quand un virus malin
Dérègle mes pu puces
Vous doigts tapotent sans fin
En avoir mal au radius

Je peut-être Pandore
Si vous m’utilisez
Pour des actes insensés
Allant jusqu’à la mort

Mes petits programmes
Renferment le savoir
Je garde en mémoire
Les plus belles histoires

Je fais des anagrammes
Je vous fais voir du pays
J’unis les cœurs meurtris
Je vous sauve de l’ennui

Je suis le messager
Pour les cœurs éloignés
Je console les amants
J’amuse les enfants

Tapez sur vos claviers
Vos poèmes d’amour
Dans l’heure en retour
Sur mon écran leurs baisers

Je suis l’ordinateur
Au cent millions de cœurs
Je suis son logiciel
La 8éme merveille

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LA MOUCHE ET LA TASSE DE CAFÉ

d'après une vieille histoire palestinienne.

1

Vous êtes bien tranquillement installé à la terrasse d'un café lorsqu'une mouche tombe dans votre tasse. Que faites-vous ?

Cela dépend de votre nationalité :

  1. Si vous êtes britannique : vous balancez le tout - tasse et contenu - et sans dire un mot, vous sortez du café en affichant votre mécontentement.

  2. Si vous êtes américain : vous extrayez la mouche de la tasse et buvez le café.

  3. Si vous êtes canadien : vous commandez un autre café, mais conservez la tête de la mouche pour l'envoyer plus tard à Washington, afin que les chirurgiens de la Maison Blanche puissent greffer un nouveau cerveau plus performant au "président" en exercice.

  4. Si vous êtes belge : vous vous faites apporter une double portion de frites pour accompagner ce plat de viande inespéré.

  5. Si vous êtes français : vous analysez l'impact socio-économique et politico-militaire que la chute de la mouche dans le café va exercer sur l'équilibre des forces en présence au Moyen-Orient et les répercussions démographiques et humaines qui en résulteront à moyen terme pour les territoires occupés.

  6. Si vous êtes allemand : vous téléphonez à votre avocat, à votre conseiller fiscal, à votre député régional et au fichier central des habitants pour vous renseigner sur la conduite à tenir au cas où la présence d'une mouche dans le café serait confirmée par les autorités compétentes dans les délais impartis par la loi, conformément à l'article 31 b de la nouvelle directive de la Commission européenne.

  7. Si vous êtes chinois : vous sortez vos baguettes pour récupérer la mouche.

  8. Si vous êtes palestinien, assiégé, affamé : vous mangez la mouche et vous buvez le café.

  9. Si vous êtes israélien :

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous vendez le café à l'Américain et la mouche au Chinois ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous réclamez un dédommagement au Canadien et exigez du Belge une contribution en nature ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous ordonnez au Français de cesser son discours anti-israélien, faute de quoi vous ferez intervenir les troupes de choc du Bétar ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous rappelez à l'Allemand le passé nazi de ses arrière-grands-parents ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous hurlez que votre sécurité est menacée ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous accusez les Palestiniens d'avoir mis délibérément une mouche dans votre café ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous affirmez que les Syriens et les Iraniens encouragent des attaques au moyen d'insectes de destruction massive ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous attribuez cet horrible attentat au terrorisme palestinien, au Hamas, au Hezbollah, à Al-Qaïda, à la recrudescence, à la négation de l'Holocauste, à la persécution de la Diaspora, à l'Exodus, à la discrimination contre l'Arche de Noé ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous ordonnez à Mahmoud Abbas d'interdire immédiatement aux mouches de voler au-dessus des zones habitées et d'atterrir dans les tasses de café ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous réoccupez la bande de Gaza, vous rasez les maisons au bulldozer, vous coupez l'eau et l'électricité, vous humiliez et terrorisez les civils, vous tuez ou mutilez quiconque se trouve en travers de votre chemin ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous envoyez vos F-16 et vos hélicoptères de combat détruire le village palestinien d'où provient la mouche ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous construisez un mur de douze mètres de haut autour du café ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous réclamez une aide militaire supplémentaire au gouvernement américain ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous exigez des Etats-Unis un prêt de cinquante milliards de dollars sur cent ans - non remboursable et sans intérêts - afin de pouvoir vous payer une autre tasse de café ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous obtenez, du patron du café où cela vous est arrivé, le café gratos à vie, en compensation ;

    • vous criez à l'antisémitisme ;

    • vous téléphonez au CRIF pour lui signaler seize nouveaux cas d'antisémitisme au cours des cinq dernières minutes ;

    • vous mettez votre camisole de force et vous allez vous coucher.

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