11 décembre 2006
Tiken Jah Fakoly - Le Pays Va Mal
Tiken Jah Fakoly - Le Pays Va Mal
Vidéo envoyée par Winta
Le pays va mal
Mon pays va mal
Mon pays va mal
De mal en mal
Mon pays va mal
Avant on ne parlait pas de nordistes ni de sudistes
Mais aujourd'hui tout est gâté
L'armée est divisée
Les étudiants sont divisés
La société est divisée
Même nos mères au marché sont divisées
Avant on ne parlait pas de chrétiens ni de musulmans
Mais aujourd'hui ils ont tout gâté
L'armée est divisée
Les étudiants sont divisés
La société est divisée
Même nos mères au marché sont divisées
Nous manquons de remèdes
Contre l'injustice, le tribalisme, la xénophobie
Après l'ivoirité
Ils ont créé les ou les é o les é
Djamana gnagamou'na
Obafé kan'gnan djamana gnagamou he ............................ Le pays est dans la confusion
Djamana gnagami'na lou ho ......................................... Ils veulent foutre le bordel chez nous
Obafé kan'gnan djamana gnagamou ............................... Que tous ceux qui veulent la perte de notre patrie
Magô mi ba'fé kagnan djamana gnagamou ....................... Soient chatiés par Dieu
Allah ma'ho kili tchi'la ............................................... La confusion règne
Djamana gnagamou'la lou ho ....................................... C'est le sauve-qui-peut général
Djamana gnagamou'la
Paris-Dakar : Le rallye de la honte

Depuis 1979, le Rallye-Dakar défie la conscience démocratique. Une caravane agressive d’engins rutilants traverse pendant plusieurs jours les pays les plus démunis d’Afrique. Non seulement la faune et la flore autochtones sont dévastées, piétinées et détruites, mais les populations locales ne sont pas plus respectées. Plusieurs victimes, morts et blessés ont déjà été sacrifiés à ce luxe néo-colonialiste indécent qui étale aux yeux de populations du Sud, affamées par les guerres et les maladies, le luxe technologique des multinationales du Nord dominateur.
Pouvons-nous admettre que l’Afrique qui s’enfonce chaque jour un peu plus dans la pauvreté, la maladie ou la guerre soit le terrain de jeu de quelques « défoncés de la vitesse » en mal d’aventure ?
Depuis 1979, ce rallye a fait plus de 30 morts. Combien en faudra t-il encore pour déclarer hors la loi cette compétition sportive
Le Paris- Dakar est la continuation du colonialisme et un symbole du déséquilibre Nord-Sud de notre planète. Il est un mépris envers les pays du Sud : il est dépensé en 15 jours le budget annuel de la santé du Mali !
La vraie aventure, c’est la lutte contre la faim, les maladies, l’exploitation des pays pauvres par les pays riches.
Un véritable équilibre Nord-Sud est possible. Il passe par l’annulation de la dette des pays pauvres, le libre choix de leur développement économique et l’exploitation de leur propre richesse.


13 décembre 2006
Il Nous a Quitté Trop Tôt

Frantz Fanon
20 juillet 1995 à fort-de-france (martinique)__6 décembre 1961 à washigton DC (USA)
Il a disparu à l'âge de 36 ans, beaucoup trop tôt.
Il a été médecin psychiatre à l'hôpital de Blida en Algérie à partir de novembre 1953.
Avant de faire ses études de médecine à Lyon, il s'était engagé comme volontaire en 1944 pour libérer la France du joug des nazis. Il a été affecté dans une école d'officiers à Bejaïa et ce fût sa première rencontre avec la terre d'Algérie.
Il prend connaissance là de la condition des Indigènes soumis à une colonisation féroce. Il sera embarqué ensuite avec les forces françaises libre d'Afrique du Nord jusqu'en Alsace où il sera blessé.
De cette époque date cette lettre adressée à ses parents en Martinique: " Un an que j’ai laissé Fort-de-France. Pourquoi ? Pour défendre un idéal obsolète (...). Je doute de tout, même de moi. Si je ne retournais pas, si vous appreniez un jour ma mort face à l’ennemi, consolez-vous, mais ne dites jamais : il est mort pour la belle cause (...) ; car cette fausse idéologie bouclier des laïcs et des politiciens imbéciles, ne doit plus nous illuminer. Je me suis trompé ! Rien ici ne justifie cette subite décision de me faire le défenseur des intérêts du fermier quand lui-même s’en fout."
En 1952, il écrit son premier livre "Peaux Noires et Masques Blancs".
Il s'est activement engagé auprès du FLN algérien dès 1956, et sera membre du gouvernement Provisoire de la République Algérienne en 1958.
Les Damnés de la Terre paraît fin novembre 1961 dans les éditions Maspero alors qu'il luttait contre la leucémie qui allait l'emporter dans des conditions de semi-clandestinité, comme tout ce qui contestait l'ordre colonial à l'époque.
Il a été l'élève d'Aimé Césaire, mais il a rejeté son concept de négritude qui essentialise le Noir et l'enferme dans une identité figée.
« Le Noir veut être comme le Blanc. Pour le Noir, il n y a qu’un destin. Et il est blanc. Il y a de cela longtemps, le Noir a admis la supériorité indiscutable du Blanc, et tous ses efforts tendent à réaliser une existence blanche. N’ai je donc pas sur cette terre chose à faire qu’à venger les Noirs du XVIIè siècle ?
(…) Je n’ai pas le droit moi homme de couleur, de rechercher en quoi ma race est supérieure ou inférieure à une autre race.
Je n’ai pas le droit, moi homme de couleur, de me préoccuper des moyens qui me permettraient de piétiner la fierté de l’ancien maître.
Je n’ai ni le droit ni le devoir d’exiger réparation pour mes ancêtres domestiqués. (…)
Vais-je demander à l’homme blanc d’aujourd’hui d’être responsable de tous les négriers du XVIIè siècle ? (…)
Ne voulant pas faire figure de parent pauvre, de fils adoptif, de rejeton bâtard, le noir va t-il tenter de découvrir fébrilement une civilisation nègre ? Que surtout l’on nous comprenne. Nous sommes convaincus qu’il y aurait un grand intérêt à entrer en contact avec une littérature ou une architecture nègres du IIIè siècle avant jésus-christ. Nous serions très heureux de savoir qu’il exista une correspondance entre tel philosophe nègre et Platon. Mais nous ne voyons absolument pas ce que ça pourrait changer dans la situation des petits gamins de huit ans qui travaillent dans les champs de canne en Martinique… »(sur Peaux Noires et masques blancs)
Alors, frères, comment ne pas comprendre que nous avons mieux à faire que de suivre cette Europe-là.
pour l'Europe, pour nous-mêmes et pour l'humanité, il nous faut faire peau neuve, développer une pensée neuve, tenter de mettre sur pied un homme neuf.
Moi je dis que c'est les CONS qu'il faudra stériliser

Les propos de l’animateur de France Télévisions ont déclenché un tollé : pour lui, il faudrait «stériliser la moitié de la planète», «la bite des Noirs étant responsable de la famine en Afrique»
Interpellé sur la phrase tirée de son dernier livre, Le privilège des jonquilles : «La bite des Noirs est responsable de la famine en Afrique». Et l’animateur télé de se justifier : «Et alors ? C’est la vérité ! L’Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que leurs parents aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire. Il faudrait stériliser la moitié de la planète !»
Sevran veut donc du bien aux enfants.
Pour quelqu’un qui "plaisantait" chez Fogiel en insinuant encore assez scandaleusement qu’il faut arrêter de diaboliser le trourisme sexuel dans les pays pauvres "sinon qu’irions-nous faire dans ces pays infestés de moustiques"...
Il y a quatre ans, dans le troisième tome de son journal intime, il aurait même été jusqu'à oser écrire impunément : « Pourquoi faire tant d’histoires quand les enfants s’amusent avec des plus grands qu’eux ? ».
Pascal Sevran et la bite des Noirs
Vidéo envoyée par www-Piankhy-com
Pascal Sevran a t'il dérapé ?
Vidéo envoyée par hopto
Voilà Môssieur Sevran. Vous voyez comme c’est simple d’être réducteur juste pour plaire à un public de vieillards nostalgiques du colonialisme ou aux anciens d’Algérie.
Je pourrais vous expliquer pendant des heures pourquoi l’Afrique se meurt.mais je crois que vous le savez déjà....Veuillez donc simplement agréer mon mépris, pauvre minable.
14 décembre 2006
Le comique qui dérange
Ahmed Senoussi, dit Bziz
le plus grand comique marocain, né à El Jadida, au sud de Casablanca, se considère comme un enfant de la ville. Il est au Maroc ce que Fellag est en Algérie.
Là où il s’arrête, où il s’attable pour prendre un thé ou un café, il est vite reconnu, salué. Car Ahmed Senoussi, dit " Bziz " (grillon ou petit garnement), le plus hilarant des satiriques marocains, est celui qui a défié le système, le puissant Driss Basri, ministre de l’intérieur, avant même que ce dernier soit limogé. C’est l’empêcheur de tourner en rond. Le petit peuple se reconnaît dans les personnages de ses sketches intraduisibles en français où les puissants et les riches sont tournés en ridicule.
Durant plus de vingt ans, le comique a été interdit de scène, de télé et de radio. Et ce sans compter les multiples interpellations pour " troubles à l’ordre public ", le harcèlement policier, la mise sur écoutes téléphoniques. En 1994, à Casablanca, après une interpellation musclée, de crainte qu’il ne fasse rire les détenus, les policiers l’ont enfermé durant sept jours et sept nuits dans les toilettes du commissariat.

Il n’empêche, si les salles de spectacles, la télé et la radio lui sont interdites, il est invité à se produire dans les universités à l’invitation des organisations étudiantes ou des organisations du mouvement social, où ils sont des milliers à se bousculer pour l’écouter. Et là, il laisse libre cours à son humour décapant et corrosif. Par exemple contre Driss Basri, encore président de la Fédération royale marocaine de golf : " Dans ce sport, le jeu consiste à placer la balle dans le trou. Celles qu’envoie Basri connaissent par avance leur chemin. Et puis ce monsieur vient de modifier les règles du jeu en inventant un 19e trou... pour mettre le peuple dedans. " Ses cassettes se vendent à des dizaines de milliers d’exemplaires, non sans que les producteurs veillent à ce que leur contenu ne soit pas trop désobligeant aux puissants du royaume.
Pour lui, la satire, " c’est de l’art mais aussi une forme de résistance contre l’autoritarisme, contre la peur réelle et imaginaire " , explique-t-il. Il puise son inspiration dans la rue, au hasard de ses rencontres. " Je n’invente rien. Avant moi, il y a eu El Djahiz et Ibn Roumi, qui déjà dans le Moyen âge arabe, usait de la dérision pour dénoncer les abus du pouvoir ". Ce qui le désole le plus ! " Chez nous au Maghreb, à la différence de la France, nous avons affaire à des politiques qui n’ont pas le sens de l’humour. Tenez, par exemple, au Maroc et c’est vrai pour l’Algérie et la Tunisie, nous n’avons pas besoin des Guignols, pour la simple raison que ces marionnettes font plus sérieux que nos hommes politiques. "
Membre de l’AMDH (Association marocaine pour les droits de l’homme), Ahmed Senoussi continue de se battre en faveur des exclus, des personnes disparues, pour des institutions démocratiques, pour que le Maroc soit vraiment libre
Driss Basri est parti mais le système qu’il a mis en place est toujours là. Et ce qui est grave, c’est de donner de l’espoir aux gens, alors qu’il n’y a rien de changé.
Costumes traditionnels du Maroc
Divers dans ses apparences, le costume a toujours eu pour délicates missions d'établir un compromis entre l'obligation de se protéger des agressions physiques de l'environnement, constituer le symbole d'appartenance à une même entité, et enfin le désir de celui qui le porte d'arrêter le regard d'autrui à défaut de lui plaire.
le Maroc, de par son passé, ses traditions millénaires, la diversité de sa population et de sa culture a su forger cette richesse et la concrétiser dans le tapis , les costumes traditionnels, les bijoux, la poterie, la céramique, le bois gravé, le zellij ciselé , le plâtre sculpté...
Costumes traditionnels du Maroc
Vidéo envoyée par tigwenn
Nass El Ghiwane

incontestable groupe icône marocain des années '70 et '80, et pierre de touche absolue de trois générations de Marocains.
Banjo, bendir, sintir et tbela étaient les instruments à l'aide desquels Nass el Ghiwane mettait en musique ses textes critiques.
لبطانة
عبيد الصنك المعبود يا گلوب الحجر
گلوب طايشة مليانة ب لغدر
سلسلتو لقبور . . . ها الحق . . . وها المنكر
الخز للصخر من هم لبحر شكا
والرياح العاصفة هجرات البرق والرعد
ما بين صخرة جامدة وعوافي زاندة. . .
ل صهد الريح هامدة
هذا ب مهمازه ينغز . . . هذا ما يرد عليه
لا دوا يداوي
حسبت عشرة وعشرة عرفتها شحال تساوي
القرن العشرين هذا
عايشيت عيشة الذبانة ف لبطانة
راه الفرق عظيم بين التفاح والرمانة
واش من فرق بين أنت . . . وأنت . . . وأنا ؟
* * * *
مـــرحــبــا يــا مــرحـــبــــا والله يا سيدي مرحبـــــــــا
هدي دنيـــا هــــدا طمــــــع فيــــن غـــــادا يــا دنيــــــا
حــــال خــوتـــي عــذبــنــي فيــــن غـــــادا يــا دنيــــــا
حــــال خـــوتـــي مرتــنـــي فيــــن غـــــادا يــا دنيــــــا
* * * *
الـطيــــــور الــبــيـــــضــــا جـــيـبـــــــوا لامـــانـــــــة
تــــبــــــــان المـــحــــبـــــة نســـــلــــم لـــيــــكـــــم
نــــــرجــــاو النــــوبــــــــة ف طـــريـــق الخـــــــــاوة
تظــــهـــــر يــاقـــوتـــــــة نـــــــــورو مــهـــيـــاجـــة
* * * *
لــوعــاد كبيــــــر الفــــــــم لو نصدويهضر مورانـــــا
يقطـع فينـا صواصبلــــــــه وعــــيــبــه نــاســيـــــــــه
گولو له لو كان يتلهــــــــى ب عـــيـــبــه يــنــســانــــا
والى طل الصح عل لكذوب يـــفـــضـــح مــوالــــيـــــه
الحال الحال يا أهل الحـــال واللي ما فيه الحال يذبــال
LEBTANA
Ames éperdues dans la vénération de l'argent roi, ô coeurs de pierre!
Coeurs corrompus et emprunts de mauvaise foi,
Vous avez enchaîné les morts... voilà ce qui est équitable et voilà ce qui ne l'est pas,
les lentilles d'eau se sont plaintes aux rochers des caprices de la mer
Et chaleur torride du vent,
Tel pique de l'aiguillon; tel autre, point ne réagit.
Nul remède miracle ne guérit,
J'ai additionné dix et onze et j'ai su combien ça valait
C'est le vingt et uniéme siécle que celui-ci
Et l'on vit encore comme des mouches agglutinées sur une peau de mouton non tannée.
Entre la pomme et la grenade, il y a une grande différence, n'est ce pas?
Sois le bienvenu, monseigneur!
L'amour se manifestera et, à vous, je me soumettrai.
Sois le bienvenu, monseigneur!
Sur la voie de la fraternilé, notre tour on attendra,
Une hyacinthe dont l'éclat est scintillant apparaïtra.
Sois le bienvenu, monseigneur!
Cette vie ici.bas n'est faite que de cupidité
Ô Dame Existence! Quelle direction prends tu ?
La condition de mes frères m'a peiné,
Ô Dame Existonce ! Quelle direction prends-tu ?
Ô Dame Existence ! Quelle direction prends.tu ?
Dites lui que s'il se préoccupait de ses propres tares, Il nous oublierait.
le dromadaire a une bosse sur le dos et c'est sa luette qui le distrait
Dites-lui que s'il se préoccupait de ses propres tares, il nous oublierait.
Quand le vrai surprend le faux, Il dénonce les menteurs.
L'état de transe, 0 gens exaltés !
A dépérir celui qui ne l'a point connu est condamné
فين غايدي بيـــــــــــا
Où m'emménes-tu . mon frère 0 toi, faucon! Tu es en cage. (1) "ih est le nom d'un jeu très ancien.Il consiste à formé un cercle de participants autour d'un volontaire qui dépose un seul pied dans un cercle dessiné au préalable, Avec l'autre pied, Il essaie de toucher l'un des participants, Ces derniers le frappent par deniére en criant: hih... hih ... hih. Quand il arrive à toucher l'un d'eux, ce dernier prend sa place et ainsi de suite.يا من هو بَازْ فْ لَقفازْ
يا من هو فروج عل الكَنْدْرَة ونشر جناحه
يا من هو تِلِّيسْ اعطى ظهرو لَتَّغـْـرَازْ
عمرني ما ريت لغزال تمشي بَلْمْهْمَازْ
وفراخ الخيل عَادُوا سْرَاحُوا
عمرني ما ريت النخلة تعطي حب الْغـَازْ
بعد الثمر وُتَبْلاَحُهْ
يا من هو ديب فْ لْغـْيَابْ كْثَرْ صْيَاحُه
أليام أليام يَا بَتِّي مَالْكْ عُوْجَا
واش من سباب عْرْجْتِي لِي بِهْ
تَارَة تسقني حليب . . .
تَارَة تسقني حَدْجَة كِي مُولَى هِيهْ
صَدَّقْ حتى عيا وگالوا راها فيه تبقى فيه
أنا گاع بنادم نبغيه . . . وظانه مثله يبغيني
كيف نبغي نگول عليه . . .
اللي فَ خْلاَگِي مَا يْخْلِّينِي
* * * *
فين غادي بياخويــــا فين غايدي بيـــــــــــا
دقة تابعة دقــــــــــــة شكون يحد البــــــاس
لا تلومونا ف الغربـة يا هـــــــاد النــــــاس
لا تلومونا ف الغربـة وُليعـــــــة الغربــــــة
لا تكذبوا عَلْ الرُّومِيَّة مــــا هـــي نـَشـْبَـــــة
أنا ما نسيت البنديـــر أنا ما نسيت القصبــة
أنا ما نسيت الموسـم والخيل سربة سربــة
أنا ما نسيت الگــُــورْ ولا مجمع الطلبـــــــة
أنا ما نسيت دواري يــا بــلاد القصبــــــة
أنا ما نسيت لعشيـرة ولا گمـــــح الرحبـــة
أنا ما نسيت حياتـــي يــــا نـــاس المحبـــة
أنا ما نسيت ناســــي خَايْتْ هَدِي نَكْبَــــــــة
* * * *
ما هْمْنِي وْلاَ رَشَّانـِي غير فراق الصحبــــة
ما همني ولا رشانـي لا مــــــا للتربـــــــة
ما همني ولا رشانـي لا صابـــة لا غـُمْـــرَة
ما همني ولا رشانـي شمسنا ضَوْهَا جمـرة
ما همني ولا رشانـي لا نجوم لا گمــــــــرة
ما همني ولا رشانـي وَيَا لِيعْةْ القـُــــــــدْرَة
ما همني ولا رشانـي فيـــن غـــادي بيــــا
* * * *
بين قـَلبِي الوَگـــَــــاد بين حيرة وُ عـْنـَـــادْ
بين قرب ولبعــــــــاد يــــا كيـــة لَخـْـــلاَگ
بين نار و لرمــــــــاد واالكيــــة وُلْـفـْنـَـاگ
وتنكاد الضميــــــــــر ضْمِيــــِري بَالْوَلْفـَــة
وعذاب الولفــــــــــة خَايْـــةْ هَـــذِي تَـلْفـَـة
فين غادي بيا خويــا فيــــن غــَـادِي بـِيـَّــا
Ni les poulains racés devenir leurs bergers.
Jamais je n'ai vu le dattier murir des baies flétries
Ni donner, aprés les dattes, des fruits aigris.
0 toi, chacal! Tes hurlements emplissent la forêt.
0 Dame Existence! Pourquoi es-tu aussi vicieuse?
Tantot c'est la douceur du lait que tu sers,
Tantôt, l'amertume de la coloquinte, et, tel un participant au jeu de hih (1) , je me sens.
Malgré son dévouement, les autres le considérent comme un candide permanent.
Comment oserais-je les décrier un seul instant? .
0ù m'emménes-tu ?
Les coups du sort s'enchainent,
Qui mettra fin au malheur?
Renoncez à nous blamer dans notre situation d'exilés!
Eh ! Vous autres.
Renoncez à nous blamer dans notre situation d'exilés
Et dans la peine qu'elle nous inflige!
Ne leurrez pas les roumis!
Ce ne sont pas des opportuns.
Moi,je n'ai oublié ni le grand tambourin
Je n'ai oublié ni le moussem
Ni les chevaux en cortège.
Je n'ai oublié ni le cercle d'amis
Ni l'assemblée des lettrés.
Je n'ai oublié ni mon village,
Ô pays de la flûte en roseau,
Ô blé de la grand-place!
Ô gens de l'amour
Ah ! Quel désastre!
Que d'étre séparé des amis.
Mon esprit n'est préoccupé et n'est miné
Mon esprit n'est préoccupé et n'est miné
Que par l'insuffisance des récoltes et la rareté de l'eau.
Mon esprit n'est p,éoccupé et n'est miné
Mon esprit n'est préoccupé et n'est miné
15 décembre 2006
World Peace
Vidéo envoyée par Elvontay
16 décembre 2006
La désinformation
La désinformation est le plus dangereux des maux pour la démocratie, à notre époque, où la vie est rythmée par les médias. L'information délivrée rapidement au journal de midi sera peut-être démentie au journal de 22H00. Cette réalité virtuelle, réalité de l'instant, ne permet pas une compréhension de l'événement dans sa globalité. Elle nous fournit une image, une information que nous nous devons de compiler avec les images et les informations déjà reçues par le passé. De ces brides informationnelles empilées les unes aux autres nous tirons notre connaissance du monde.
Cette connaissance nous paraît d'une vérité irréfutable puisque les images étaient là pour appuyer l'information. Plus il y aura eu d'image pour traiter un sujet, plus ce dernier prendra de l'importance et moins sa véracité pourra être remise en question. Les pouvoirs politiques, et même les lobby industriels s'appuient sur ce raisonnement pour manipuler l'opinion.
Si l'on veut qu'un conflit, gênant certains intérêts, cesse dans une partie du monde, on ferra en sorte de mobiliser l'opinion sur une guerre " particulièrement " meurtrière, ou sur des graves conséquences écologiques grâce à des images chocs, même si celles-ci ne font pas tout à fait partie du péril en question (polémique au sujet de l'image d'un cormoran englué de pétrole, victime supposée des destructions systématiques de puits Koweïtiens par les armées Irakiennes fuyant le Golfe,
et qui était en fait une archive d'une catastrophe pétrolière Bretonne...).
Si l'on veut étouffer un événement, une information, on s'arrange pour qu'il n'y est pas d'image relatant les faits. Actuellement, il est impossible de se procurer les photos satellite de la C.I.A. au niveau de l'endroit où a eu lieu l'explosion du vol T.W.A. 800 le 17 juillet 1996, celle-ci s'abritant derrière une directive présidentielle.
Ou alors on s'arrange pour que les médias diffusent au monde entier ce que l'on a envie qu'il voie. Et " on ", c'est le patron d'un grand restaurant qui orientera le caméraman d'une télévision de sorte que l'objectif ne croise pas inopinément le chemin d'un cafard, c'est les militaires qui, particulièrement lors de la guerre du Golfe, font en sorte de présenter une guerre propre et sans bavure à la face du monde, c'est tout ceux que l'on pourrait appeler dans un langage UFOlogique les " dé bunkers " de l'information.
Trois grandes agences de presse domine le milieu informationnel mondial: A.P., Reuter et l'A.F.P.. Elles sont situées aux États Unis et en Europe de l'ouest. Cette vision centralisée du monde donne un reflet déformé par notre mode de pensé occidental des événements traités. Nous imposons cette façon de penser minoritaire (par le nombre de personne la partageant) à la totalité du globe grâce à la puissance médiatique des agences citées ci-dessus. De plus, ceux qui paient le plus pour les services de ces agences seraient surpris de découvrir des informations n'allant pas dans le sens de ce qu'ils pensent être l'unique voie possible pour l'avenir de l'humanité : le libéralisme.
La société de consommation, résultat et poumon du libéralisme, étale ostensiblement ses avantages par des spots de pub ventant les mérites de produits toujours plus performants, alors que le sujet des reportages entrecoupés par ces spots sont la pauvreté, la guerre, la famine. Ce contraste saisissant entre le bien-être dont nous jouissons et le malheur qu'il règne ailleurs renforce le côté paradisiaque de notre société. Mais à trop voir le monde par le petit écran, à trop tenter de le comprendre par une soi-disant information qui nous apporte, en fait, le contraire de ce que nous attendions d'elle sans que nous nous en rendions toujours compte, c'est-à-dire de la désinformation, résultant de la sur-information ou de la sous-information, nous nous retrouvons en tête à tête avec une réalité virtuelle.
Si nous voulons appréhender plus justement le monde, si nous voulons avoir une connaissance juste et vraie de ce qui s'y passe, il faut surfer sur le monceau d'information qui nous arrive quotidiennement, s'attacher aux faits, tenter ses propres analyses lorsque l'on pense avoir une connaissance suffisante du sujet, et chercher soi-même les réponses aux questions qui en découleront.
