21 décembre 2006
Marocaines du Golfe: traite des blanches ou ruée vers l’or noir
Chaque année, des centaines de jeunes marocaines partent vers les pays du Golfe pour travailler. La couverture est toute faite. Dans leurs contrats de travail, elles sont supposées être vendeuses, coiffeuses, serveuses, femmes de ménage ou même mannequins. En fait, elles viennent alimenter une industrie de sexe de plus en plus florissante dans la région. Les réseaux de la prostitution sont bien organisés. Ils fonctionnent grâce à un recrutement de proximité. Ce sont des femmes déjà intégrées au circuit qui s'occupent du recrutement d'amies, de voisines ou de d'autres connaissances. Une autre technique est également utilisée : les fausses annonces dans les journaux. On amène les jeunes filles avec des contrats imaginaires. On les prive même de leurs passeports comme c'est le cas en Arabie Saoudite, et le tour est joué. Aux Emirats Arabes unis, passer la nuit avec un client rapporte 700 Dh à la prostituée. En plus, si elle travaille comme danseuse ou serveuse dans un cabaret, elle a droit à un extra. Le salaire mensuel d'une prostituée peut atteindre les 30.000 DH. Toujours aux Emirats, les prostituées marocaines vivent confinées dans une même maison et sont sous les ordres de la patronne. De l'aveu de celles qui ont vécu cette expérience, les clients du Golfe ont aussi la réputation d'avoir un côté pervers. Les couvertures que trouvent les prostituées pour justifier des séjours prolongés dans les pays du Golfe ne "passent" plus, avec la douane. Toute jeune fille célibataire de moins de 30 ans se voit refuser le droit de quitter le pays à destination d'un des pays du Golfe. Nos filles de joie ont toutefois trouvé la parade. Elles prennent des vols à destination de la Thaïlande avec escale à Dubaï. Astucieux.
